dimanche 28 novembre 2010

Plus que deux jours avant le départ!

Il me reste encore un peu de temps avant de boucler les valises..
Etant donné le temps qu'il fait dehors, menace de neige et gel, j'ai le choix entre déambuler dans un centre commercial déjà ouvert ce dimanche dans l'espoir de faire venir  les clients de Noël, ou replonger dans mes photos..
C'est décidé, je reste au chaud,  je vous invite en BIRMANIE..
Nous avons débarqué avec nos deux compagnons de voyage habituels à Rangoon, le 17 mars 2007.



Nous avons fait connaissance avec notre guide Min-Min. Elle allait nous accompagner jusqu'à la fin du voyage avec une bonne humeur permanente et communicative.


Le voyage avait été long et c'est peu dire que nous étions fatigués! Un petit arrêt à notre hotel nous fit le plus grand bien. Certes, nous avons eu conscience immédiatement que les Birmans n'étaient pas riches, le contraste était saisissant avec nos propre conditions de séjour..

Governor's résidence



Les Birmans sont un peuple extrêmement chaleureux. Nous l'avons constaté dès nos premiers pas dans Rangoon.
Ce qui nous frappa aussi immédiatement, fut le nombre de Bouddhas.. et la profusion d'or! Nous n'allions pas tarder à confirmer que même s'ils manquaient de tout, les Birmans offriraient en premier lieu ce qu'ils auraient au temple..

Pagode Sule




En nettoyant la pagode avec application, les fidèles gagnent des "mérites"..

Dans les rues de Rangoon :


Vendeur de glaces

L'heure de la sieste..
















Nous nous sommes émerveillés des bouclettes de cette adorable petite fille.. Les Birmans ont habituellement les cheveux très raides. La maman s'est mise à rire et a retiré le foulard et ... les cheveux qui allaient avec !
 
 
 
En route, nous avons visité des marchés plein de couleurs :
 



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le lendemain, nou avons pris la route jusqu'au site de KAK KU, stupas perdus dans la montagne, domaine de la Tribu Pa O
 

 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Nous nous sommes arrêtés chez un couple très âgés, chacun avait plus de de 85 ans! Ils avaient un problème de vue, surtout le Monsieur qui avait récupéré des lunettes "loupe" ( ou du moins nous l'avons supposé) chez un cousin qui venait de décéder. Non, il ne voyait pas très bien, mais il était satisfait! Nous avons pensé bien faire en lui laissant un peu d'argent pour qu'il aille se faire faire des lunettes à lui. Il s'est répandu en remerciements, mais quand nous sommes partis, sa femme nous a dit qu'ils offriraient tout au temple, Bouddha en avait plus besoin qu'eux.. Ca remet les choses en perspective!
 


Arrivée sur le lac Inlé




Le bateau-bus


Maison traditionnelle















Le pont U-Bein à Mandalay














Et à côté de Mandalay, la surprise : nous rencontrons une procession : c'est la présentation des jeunes garçons au temple. Ils sont maquillés et parés comme des princes pour évoquer la jeunesse de Bouddha, né fils de roi, sous le nom de Siddharta Gautama aux alentours de 600 avant JC
Dans cette procession, nous croisons également un jeune bonze et un nonne très âgée :










Et quand je vous disais qu'en Birmanie, on voit des Bouddhas partout....


Notre visite se terminera par Pagan : une pleine entière couverte de pagodes en bordure de l'Irrawady


 










Là nous quitterons le Myanmar,

Et cette fois c'est promis, la prochaine fois qu'on se retrouve,
NOUS SERONS A BUENOS AIRES





jeudi 25 novembre 2010

Continuons d'explorer les albums...

En 2001, ayant un peu épuisé les destinations habituelles, nous avons décidé de nous rendre dans un pays qui nous faisait rêver depuis longtemps,  en  Iran..
Notre groupe comportait un touriste aveugle. Je ne sais pas si c'est pareil en France, mais les Iraniens lui permettaient dans tous les musées, de toucher les statues, tableaux  et autres objets interdits au reste des visiteurs, en lui fournissant toutes les explications qu'il désirait.  
Il y a tant de possibilités différentes pour se cultiver et découvrir..

Notre première étape après les montagnes de Téhéran
Au fond, les montagnes de l' Alborz

fut la région de Suze et de Persépolis,  riche d'une histoire si ancienne, au temps des grands rois Perses Cambyse, Cyrus le Grand et  Darius .. Je vous parle là d'une histoire qui remonte aux environs de l'an 500 avant JC, et qui dura jusqu'à la destruction de la dynastie des Achéménides par Alexandre le Grand en 330 après JC... Au fait, vous souvenez vous où nous en étions, en  Europe à cette époque??

Tombeau de Darius le Grand -
On ne peut y accéder qu'avec des cordages à 30 m du sol



Investiture du petit fils de Darius à Naqsh e Rostam

Cette époque voit également le développement de Persépolis :


Persépolis -  Offrande des étrangers au Roi

Et imaginez vous que les conquérants de cette époque ont toujours eu l'intelligence suprême de diriger par l'intermédiaire des "satrapes" . Les populations soumises conservaient leur organisation propre, leur religion, leurs chefs même. Elles étaient liées aux occupants  par un lien de fidélité absolue. La stabilité dynastique permit une stabilité politique et même lors de la conquête par Alexandre, les satrapes restèrent parfaitement loyaux. N'est ce pas là un exemple à méditer?



Aujourd'hui, baignade à Suze en tchador..

Ensuite, quittant ces sites historiques marquants, et équipée du foulard de rigueur :



Nous avons rejoint la forteresse de Bam. Située sur la Route de la Soie, qui a connu son apogée au 1er siècle avant JC. Elle était en pleine réhabilitation quand un énorme tremblement de terre l'a ravagée le 26 décembre 2003, causant également la mort de 40.000 personnes au moins :



La forteresse avant le tremblement de terre


Cet homme qui faisait des briques crues est il encore en vie?
A côté de Kerman, nous sommes allés voir les "Tours du Silence". Savez vous qu'au 6ème siècle avant J.C., bien avant l'Islam, la religion dominante était le Zoroastrisme? Cette religion n'a qu'un Dieu Ahoura Mazda, représenté par le Feu, seul élément qui éclaire, purifie et ne se pollue pas. Encore aujourd'hui, il reste entre 35 et 40.000 représentants de cette religion en Iran.
Une des particularité de cette religion est le rite funéraire qui lui est associé. Les quatre éléments constitutifs du monde des Hommes ( à savoir l' Eau, l'Air, le Feu et la Terre) ne pouvait être souillés par la Mort notamment, considérée comme impure. Drapés de mousseline blanche, les morts étaient placés sur des plaques de marbre où ils étaient dévorés par les vautours et desséchés par la chaleur du soleil. Le quatrième jour, l'âme rejoint le monde spirituel pour récolter les fruits - ou le châtiment - de ce que son propriétaire a semé sur terre.
Ces pratiques ont été interdites par les Palhavi, et les Zoroastriens enterrent désormais leurs morts dans des caveaux de béton pour qu'ils ne souillent pas la Terre.




La tour du silence des Zoroastriens

Enfin, nous avons rejoint Ispahan..



la douceur de vivre musulmane
les jardins, l'eau.
et bien sûr les roses d'Ispahan!






Dans tous les pays du monde que nous avons visités, nous avons rencontré des enfants et des femmes qui avaient très envie de communiquer avec nous, comme ici.
Malheureusement, celles-ci n'avaient que des rudiments d'Anglais mais elles s'en sont servi!

                                                                                


Nous avons aussi rencontré dans ce parc, notre avenir !
Il s'agissait de laisser des oiseaux choisir (contre quelque monnaie) parmi toutes les feuilles préparées par l'éleveur, celle qui nous correspondait... Ils ont donc choisi pour chacun de nous une prédiction. Cela ressemblait aux horoscopes des journeaux de télé,  demain était souriant, le manège des oiseaux était encore plus drôle.
Dans un autre endroit, nous avons payé aussi pour "libérer" des petits oiseaux de leurs cages.. Promis, juré, la liberté était pour eux! Sauf que cinq minutes plus tard, les oiseaux étaient revenus, de leur plein gré, dans la cage dont on avait opportunémnt laissé la porte ouverte! Est on toujours sûr de vouloir être libre?



La mosquée du Sheikh Lotfollah

Splendide art musulman exempt de représentation humaine, qui laisse toute latitude au visiteur d'admirer la douceur des couleurs. Au centre de la voute, à midi,  une ouverture laisse pénétrer une lumière, qui en jouant avec les céramiques représente un paon avec une immense queue bleue  


Le paon




Savez vous que ceci n'est pas une boite à lettres ?
Non, c'est une "boite à dons" !!

Toutes nos excuses à ceux qui n'ont pas reçu nos cartes et qui ont cru qu'on les avait oubliés..




Une anecdote pour terminer avec l' Iran, mais j'aurais tant à dire.. Le vendredi soir, les habitants d'Ispahan ont pour habitude de se rendre sur l'herbe bordant une grande avenue menant à la place principale, avec des couvertures, des théières et des gateaux. Is se réunissent entre amis pour profiter de la douceur du soir. Quand nous avons remonté cette avenue, que nous avons été invités par des dizaines d'Esfahanis à nous installer, là je peux vous assurer que j'ai su l'impression qu'a eu Zidane en remontant les Champs Elysées en 98.. C'était comme si tout le monde nous connaissait!
Et puis, arrivés sur la fameuse place, nous avons commencé à discuter avec de jeunes étudiantes qui voulaient tout savoir de notre façon de vivre, de nos habitudes politiques.. La discussion se prolongeait, il était 23heures, et les parents des jeunes filles nous pressaient de venir prendre un thé chez eux, quand la police a dispersé énergiquement  tout ce rassemblement joyeux et un peu trop bruyant. Mais quelques minutes plus tard, sur le chemin du retour, nous avons retrouvé trois de ces jeunes filles qui se sont sauvées après nous avoir remis un message qui disait simplement "we love you".. Une petite boule dans la gorge, nous nous sommes dit que ces jeunes filles si pleines d'espoir dans la vie méritaient bien notre admiration!


















A bientôt pour une autre étape..