samedi 29 janvier 2011

Lagunes et geysers..

Ce matin, lever à 5h et demies. Notre bus passe nous chercher à l’hôtel à 6h15, direction les lagunes. Cette fois, on ne nous a pas oubliés !
Nous sommes partis très tôt pour voir le jour se lever en compagnie des flamands.
Nous restons pour l’instant à une altitude raisonnable de 2500m, pour découvrir le salar d’Atacama. Situé dans le désert dAtacama, l’air y est extrêmement sec, ce qui le rend parfaitement transparent permet de voir l’autre côté du salar à 70km. Sous le salar se trouve un lac salin, dissimulé par la croute de sel.



 
Nous atteigons la lagune Chaxa et faisons connaissance avec deux sortes de flamands, l’un Chilien (rose), l’autre Andin (noir) qui se nourissent du plancton qui leur donne leur couleur


Et aussi avec l’avocette des des Andes.



 










































Nous attendons les premiers rayons du soleil pour prendre notre petit déjeuner dans cet univers de sel

Puis nous nous dirigeons vers le petit village de Socaire, un peu plus haut dans la montagne dont la particularité est d’être construit en partie de pierre liparite (volcanique). Je vous rappelle que nous sommes entourés de volcans dont certains encore en activité faisant suite à la ceinture de feu du Pacifique.


 



























Déjà, une constatation s’impose : tous ces villages que nous rencontrerons paraissent en partie abandonnés. C’est que le climat y est très rude. Une température variant de -10° la nuit, une bonne partie de l’année à 25 / 30°. Une pluviométrie réduite à 35mm d’eau par an (même pas sûr). Un vent assez constant qui rafraichit encore l’athmosphère surtout quand on atteint les 4000m. Vous comprendrez comme nous que les habitants cherchent des régions plus hospitalières…

Ensuite, nous monterons vers la lagune Miscanti à 4300m. Là c’est le domaine des vigognes (non domestiquées à l’inverse du lama), et du renard (Miscanti) qui lui a donné son nom. Ce renard ne daignera pas se montrer, dommage !



L’air a une pureté incomparable et on peut admirer le volcan Licancabur qui culmine à 5971m. Cette altitude n’est toutefois pas si évidente puisque nous nous trouvons déjà sur un plateau situé à 4000m, le volcan ne dépasse donc que de 2000m
Notre dernière lagune sera la Miniques, plus petite, qui ne faisait qu’une avec la précédente, dans des temps reculés.





 


























C’est ravis que nous rentrons à San Pedro en passant par le village de Toconao


L’après midi, nous ferons les visites manquées la veille, sur les sites jadis occupés par les populations atacamènes pré- Inca.






























Les premiers habitants de la région sont arrivés il y a environ 11 000 ans. Au cours des millénaires, ils ont d'abord domestiqué le guanaco pour donner le lama. Ils pratiquaient la transhumance entre les Andes et le plateau. Puis ils se sont sédentarisés grâce au développement d'une agriculture utilisant les plantes qui pouvaient résister dans ce climat désertique. Des villes et villages furent fondés, certains sur des buttes stratégiques avec fortifications : les Pukara. San Pedro de Atacama a commencé à être fréquenté par les humains entre 500 av. JC et 300 ap. JC.




 










De chaque habitation on voyait le LICANCABOUR
où étaient enterrés les morts 


















Les vestiges atacamènes ont été révélés par les fouilles menées par un religieux belge, le Père Le Paige, à qui est dédié le musée de San Pedro.
Les Atacamènes ont vécu leur apogée au 16ème siècle, avant l’invasion Inca puis Espagnole qui les décima.

La forteresse dont la plus grande partie
est détruite, domine les défilés






























Le lendemain, toujours plus fort, reveil à 3h1/4… C’est qu’il faut se lever tôt pour aller voir les geysers du Tatio avant le lever du soleil et pendant ! Notre bus, tout compte fait, va plus vite et double toutes les voitures. La piste, véritable tôle ondulée, est mieux adaptée aux véhicules longs qui absorbent mieux les bosses.
On monte à 4300m.

Gla-gla !! On met les pulls et les coupe vents, mais on regrette bien de ne pas avoir apporté de France gants, anoraks et bonnets !! C’est qu’il gèle presque.





 











Des zombies emmaillotés émergent du bus pour contempler ce spectacle fantasmatique de bouillonnements et de fumerolles, témoins d’une activité géo-thermique intense. On se souviendra du tremblement de terre violent survenu en 2010 à côté de Sentiago, et sur une cinquantaine de volcans actifs au Chili, 6 se trouvent dans les parages


 





























Admirez le jeu des vapeurs et du soleil



 



























Ces geysers ne sont toutefois pas sans danger. Quatre personnes y ont perdu la vie pour avoir voulu faire des photos de trop près. C’est que l’eau est éjectée à 85°. Un Français fait partie de ces victimes qui s’est tout simplement trompé et a plongé dans un geyser tout à côté de la piscine naturelle dont l’eau est à 32°. Ce geyser est appelé désormais « geyser du Français » Sans commentaire.






























Notre retour vers San Pedro nous permettra de voir le petit village de Machuca, occuppé par une seule famille


 



























Et une « forêt » de cactus.....

jeudi 27 janvier 2011

« C’est le Norrrd…. »


Comme aurait pu dire Michel Galabru... Sinon qu’ici, aller vers le nord, c’est chercher la chaleur et les zones désertiques, quoique montagneuses.



Avant de partir, se réconforter.. on sait jamais!
500g de glace, ça peut pas faire de mal, non?
Un taxi nous a emmenés à la gare routière de Buenos Aires. Chapeau ! Tout est bien organisé avec plateformes sectorisées et affichage électroniques des départs. Des centaines de bus partent le soir en direction des villes de province.

















Le nôtre était bien tel qu’on nous l’avait décrit : confortable, sièges extra larges-couchettes en cuir, cousins du siège affaire en avion.


 




















Le trajet, 21 heures quand même, a passé assez vite, avec un dîner dont je ne vous relaterai pas le détail, sans trop d’intérêt, mais dans le bus, à disposition aussi des boissons glacées, café et thé et quelques muffins.. Un repas dans un petit routier, et sur le coup des 17heures, nous sommes arrivés à Salta, ville importante du Nord, donc.

JP, je sais que tu aimes les « Parador » espagnols… je te déconseille fortement de réserver dans les Argentins…



Une frayeur en arrivant à l’hôtel, pas de chambre réservée à notre nom ! Après enquête, on comprend qu’il y en a une réservée au nom de nos compagnons de voyage d’il y a deux ans (on a du mal à vous oublier décidément !)… Ouf, on dormira tranquilles après un bon diner en ville.


































Lendemain matin, debout à 5h. Le bus part vers San Pedro d'Atacama au Chili à 7h. Bus ultra moderne, avec des toilettes qu’on atteint en ayant l’impression de faire de la spéléo, tant la descente est rude !

















Et oui, ce gros bidon, ce sont des toilettes ultra modernes...

















Par contre, dehors, ça grimpe ! On atteint les 4500m et bientôt des paysages aux couleurs inconnues chez nous : des rouges, des verts, des jaunes.. On a beau connaître, on est encore émerveillés :






































































































Dans le bus, on a la géo-localisation, le suivi par satellite de la vitesse du véhicule et du temps de conduite de chaque chauffeur !!! En cas d’accident, on se dit qu’au moins, ils n’auront pas de difficultés à nous trouver… mais bon, nous arriverons sans encombre.
Ici c’est comme dans les compagnies « low-coast », le chauffeur qui ne conduit pas, passe les plateaux repas, s’assure que chacun va bien, et donne les papiers à remplir pour la douane. Service en tous points « PRO »..
Bizarre la frontière ! On passe la sortie de l'Argentine, mais on fait 100km avant de passer la douane d’entrée au Chili. Pointilleuse la douane chilienne ! Elle fait la guerre à toute entrée de denrée alimentaire quelle qu’elle soit et aux drogues bien entendu. Donc, tout le monde descend et on débarque les bagages qui passent au scanner avant d’être chargés à nouveau.


Là, on fait 300m et surprise, on fait descendre tous les gens, touristes pour la plupart, qui avaient San Pedro pour destination. C’est qu’on est arrivés ! On l’aurait pas deviné. On est au milieu de nulle part, dans le sable et la poussière, sous un cagnard d’enfer… Il est 14h, et aucune trace de la personne qui devait venir nous chercher pour nous emmener à l’hotel !

35 minutes plus tard, elle surgit, nous expliquant qu’on lui avait signalé que notre bus était en retard, alors…

Nous partons donc vers notre « hôtel de charme »… Faut souvent se méfier des hôtels de charme, on sait pas toujours où est le charme justement !

Charme? Quel charme?
Notre chambre fait au maximum 10m² sans placard, mais avec 3 lits, on pourrait jouer à saute mouton ? Une « salle de bains » de 2m²avec seulement une douche et un lavabo, mais une température de plus de 35° et pas de clim… Pas d’équipement commun autre que la salle de restaurant.

Un peu énervés, on fait savoir qu’on ne restera pas là, que ça ne correspond pas à ce qui nous a été vendu.

Après 4h de pourparlers plus ou moins amènes, ça y est, l’agence a découvert qu’elle pouvait finalement nous trouver une chambre à l’Hostéria où on loge généralement les Français. Nous en rencontrerons d’ailleurs beaucoup effectivement.

















Sans supplément, nous aurons donc une chambre « supérieure ». A ma question concernant la différence entre la chambre normale et la supérieure, le réceptionniste m’explique comme une évidence, que les ordinaires ont des clés, alors que nous avons des cartes magnétiques pour ouvrir notre chambre…

En short? En jeans ? Ca faisait bien longtemps, non?
En tous cas, nous sommes ravis, mais on a quand même perdu tout l’après midi.
Tant pis, après un bon dîner toujours trop copieux, nous dormons parfaitement bien.



Le lendemain, à 9h comme convenu, nous sommes au RV pour le départ de notre première excursion… sauf qu’on nous a oubliés ! Re-discussion, matinée perdue, et excursion remise au lendemain.
Farniente donc, entre balade dans le village et piscine.































L’après midi, les choses sérieuses commencent avec la découvert de la « vallée de la lune ». On respire le sel. Les paysages sont splendides, mais se lécher le bras tient un peu de l’avant goût du steack !































vous avez dit surf???
















Un tourbillon de poussière



























Cristaux de sel

















Un coucher de soleil un peu décevant à mon goût. Rien ne remplace les ciels ennuagés de l’Afrique ou de l’Asie… Ici, tout est trop clair, trop limpide. Pas de fioriture.

On a tenté une expérience culinaire avec au menu Pisco Sour (apéritif péruvien, très,très bon) potage à la tomate, poulet à la moutarde et tentative de profiterolles pour Serge et de crème brûlée pour moi, le tout accompagné d’un vin chilien très acceptable. Tout est bon, si on oublie les desserts.





























On est au dodo à minuit et on se prépare à un lever matinal pour aller voir les lagunes. Notre linge a déjà une couleur épouvantablement jaune. C’est le désert et y a du vent. On est à 2600m, tout va bien