samedi 31 décembre 2011

Feliz Año Nuevo de Buenos Aires

Pour vous tous qui nous suivez fidèlement :







Traditions ...
Venue d'Espagne, avec les immigrants , pour bien commencer l'année nouvelle, il faut porter une petite culotte rouge.



Par contre, au Pérou et en Colombie, on préfèrera le jaune..

Venue d'Italie, on profite aussi de la fin d'année pour passer par la fenêtre les vieilleries, en signe de changement.. C'est ainsi que dans le centre ville, nous avons vu passer tout un stock à l'en tête de la compagnie Allianz.. Je vous rassure, pas les contrats des clients ennuyeux, mais du papier neuf et des enveloppes découpées!




Assez peu en Argentine, mais plus au Mexique, en Colombie et au Vénézuela, il faut manger un grin de raisin à chacun des douze coups de minuit .. Vous aurez ainsi un maximum de chances de voir vos souhaits se réaliser!

Allez,  rendez vous l'année prochaine!

jeudi 29 décembre 2011

Cinéma, Rififi à Florida, Liberté de la presse...

D'abord, merci à tous ceux qui nous ont adressé leurs voeux pour Noël.. Ce fut agréable, intime, et très facilité par les excellents vins argentins...




Notre voisin d'en face nous a gratifiés, comme l'an dernier d'un superbe feu d'artifice. Merci à lui!
Ici, les feux d'artifice sont en vente libre, et occasionne tous les ans pas mal de blessures, mais les Argentins adorent!

Cinéma :

En flanant près de la place de Mai, nous sommes tombés sur un tournage.. Nous nous sommes arrêtés et avons abservé. Presque une heure avant que la lumière ne soit la bonne, que les choses soient en place, le sable répandu par terre, et le brouillard "projeté".. Les acteurs ont commencé, et recommencé une bonne quinzaine de fois, une petite scène de rue qui ne devrait pas durer plus d' une minute trente! Tantôt le brouillard partait trop vite avec le vent, l'enfant n'était pas dans le bon axe, la voiture pas au bon endroit...


Non, malheureusement, pas de G.Clooney, mais un acteur argentin, resté inconnu pour moi.. Mister "What Else" devait avoir d'autres obligations.
Par contre, nous nous sommes beaucoup amusés à regarder cette actrice, qui avait tellement mal aux pieds qu'elle retirait ses chaussures dès que la caméra s'arrêtait et qui ne s'intéressait qu'à son portable : décidément la vie d'artiste n'est pas toujours aussi rose qu'on croit!



Rififi à Florida :
Pour ceux qui connaissent Buenos Aires, Calle Florida est la rue préférée des touristes. On y trouve les plus grandes enseignes qui paient un emplacement privilégié à prix d'or.


Alors, quand s'installent devant ces boutiques, et jusqu'aux portes du luxueux centre Pacifico,


des dizaines de  "mantéros" ( de manta : couverture ) qui déploient des centaines d'articles "made in china" ou pire, les mêmes articles que ceux vendus dans les boutiques, à prix cassés, en provenance des ateliers de filatures d'Once, sans payer aucune charge.. on comprend qu'il y ait "malaise"... 



Les manifestations des commerçants n'ont eu aucun résultat. Péruviens, Boliviens et autres ont envahi  la Calle Florida jusqu'à la très chic Plazza San Martin..
Qu'à cela ne tienne, le 20 décembre, les commerçants ont répliqué  en s'installant eux aussi, sur les pavés devant leurs voitrines..
Du coup, le 21 décembre,  les manteros, qui arrivaient habituellement vers 11 heures, sont arrivés à 7 heures! D'où quelques bousculades avec les commerçants, à l'ouverture des boutiques,  qui voulaient reprendre la même place que la veille...
Le 22 décembre, et jours suivants, ambiance un peu "chaude" dans la rue..
Le gouverneur annonce que le problème sera réglé le 15 janvier. Pourquoi le 15 janvier? Il annonce qu'il va demander aux manteros de déménager.. Mais il y a fort à parier que d'autres quartiers ne seront pas plus accueillants!



D'autres sujets occupent les Argentins aussi :
Le congrès (maintenant qu'il est a majorité Kirchneriste après les élections )  a voté, peu avant Noël, la loi sur le "papier de la presse" qui permet de décider qui aura ou non le papier pour faire tourner ses rotatives. Quelques esprits méfiants pourront se demander  si ça ne permet pas aussi de contrôler les journaux d'opposition, mais le gouvernement indique que c'est pour mieux garantir la "démocratisation du papier"...

Le sénat a voté également une loi dite "loi de la terre" qui stipule que les étrangers ne pourront acheter plus de 15% de la totalité des terres du pays. On pourrait penser que les Argentins oublient qu'ils ont tous été plus ou moins des "étrangers" avant leur arrivée dans ce pays? Actuellement, 10% des terres argentines sont la propriété d'étrangers, comme le milliardaire américain Ted Turner et la famille  italienne Benetton.
La loi, qui s'inspire de dispositions similaires prises au Brésil, au Canada, aux Etats-Unis, en France et en Italie, prévoit également la création d'un cadastre unique des terres rurales.
Cette loi "n'est pas xénophobe et ne viole pas les droits acquis", a assuré Mme Kirchner en présentant le projet de loi lors de sa prestation de serment pour un deuxième mandat le 10 décembre.
Le texte "vient simplement protéger la terre, une ressource stratégique dans un monde où l'on va avoir besoin de nourriture et d'énergie", a-t-elle alors assuré.

Et puis, pour nous détendre, on a pris le frais au bord de l'eau :
On a d'abord repris le train de banlieue.
A ce sujet, savez vous que dans chaque train, il existe un compartivement "vélos" ? On monte avec son vélo, qu'on accroche  jusqu'à destination :


Ne serait-ce pas une idée à ré-utiliser pour faciliter les déplacements entre banlieues et peut être de banlieues à Paris?
Nous avons savouré le calme  :










Et puis, au sens propre, comme on avait "un petit creux", nous avons savouré un Mc Do.. Mais attention, pas n'importe quel Mac Do : un "Angus", fait avec la meilleure viande d'argentine! Et là bien sûr, expérience aidant, on s'est dit qu'un seul suffirait pour deux, et on a eu raison.. Mais ça faisait longtemps qu'on n'avait pas trouvé un Mc Do aussi bon!




A bientôt !


samedi 24 décembre 2011

Feliz Navidad à Buenos Aires!

On a bien cru qu'on aurait la neige!!




Après une température qui avoisinait jeudi les 35°, nous avons eu un orage "carabiné" avec des vents très violents et hier, le temps s'était mis au gris sombre...on a ressorti les pulls.. Rendez vous compte : 15° avec pluie et vent froid !!  Presque la même température qu'à Paris !

Mais ce matin,  les choses sont revenues à leur place.
Tout va bien, le grand soleil est là et de notre lointaine résidence secondaire, on vous souhaite un très joyeux Noël que vous fêterez 4 heures avant nous en France ( et meme 14 heures pour la Nouvelle Calédonie..) .

Alors, profitez bien de cette fête pour faire le plein de bonheur avec tous ceux qui vous sont chers! On pense bien à vous aussi.

dimanche 18 décembre 2011

A nous Mar Del Plata..







Nous avons pris le bus, mercredi aux aurores, destination Mar Del Plata, 390km au sud est, sur la côte atlantique,  plage favorite des habitants de Buenos Aires.
Nous étions partis avec une légère pluie, et 5 heures de sommeil plus tard, nous sommes arrivés avec le soleil et beaucoup de vent.
Une semaine avant le commencement des grandes vacances d'été, on a encore de la place pour respirer! Une dominance très nette de "personnes âgées" (?)..
Nous avons rallié notre hotel


















Ce petit bâtiment, mais oui! Lieu de rencontres internationales en Argentine, il a vu défiler avant nous, tous les chefs d'états.
Situé juste à côté du casino, dont il porte le nom, il nous a permis de constater que les personnes âgées sont "accro" aux jeux de hasard.. De 11h00 du matin à la fin de la nuit! Les plus âgés ne sont pas les moins acharnés et font aussi le bonheur des taxis qui  les attendent devant la porte!
Nous avons fait une balade en ville et avons été surpris une nouvelle fois par la densité de commerces. Nous nous posons toujours la même question : comment tous ces commerçants peuvent ils bien vivre?
En tous cas, ambiance très agréable :








Nous avons fait connaissance avec une version un peu particulière de la Famille Noël ... un peu dévêtue pour nos contrées peut être :




















et trouvé heureusement un peu plus de poésie devant la cathédrale:

sa devise : "Ne dis pas que le temps passe trop vite, prends le temps.."


Et puis, on a longé la plage... Ne trouvez vous pas à ces lieux un petit air de Normandie (palmiers mis à part) ou de montagne ?




























La plage s'étire sur 40 km. Et là, on voit le goût des Argentins pour l'organisation! Ces carrés qui ressemblent à des ruches leur permettent de reconstituer leur univers de vacances, avec leurs amis...









Chaque club privé a ses propres équipements (bars, restos, piscine parfois). Il est clos, interdit aux chiens et à ceux qui ne sont pas "clients". Toutefois, l'accès à la mer est public, et on peut y accéder, (par des chemins entre tous les clubs) sur une largeur de 20 à 30 m environ. Même sur la plage publique, vous trouverez des fauteuils, des parassols, des tables, etc... louer. Quand on vous dit commerce, commerce!



On est très loin de nos petites criques espagnoles, dans les rochers,avec moins de 20 personnes...

La mer était assez agitée pour le plus grand plaisir des surfeurs :




Nous avons marché vers le port, 6 à 7 km environ, et avons dépassé la base navale, en pleine ébullition, car c'est de cet endroit que démarre cette année le "Dakar". Il traverse toute l'Argentine et le Chili pour arriver à Lima au Pérou. Si vous êtes intéressés, suivez le lien dans mes "blogs préférés".

Nous allions au port pour voir les lions de mer qui suivent les bateaux à leur rentrée de pêche. Il y en avait bien quelques uns, dans les montants de ponts métalliques, mais rien à voir avec ces splendides bêtes croisées sur leurs rochers, au large d'Ushuaïa :





















Dans notre court séjour, nous avons eu l'occasion d'alterner le temps superbe et le temps plus agité. Belles couleurs.. mais ça mouille!




Et comme il faut bien se restaurer quand même, nous avons délaissé ces "énooormes" sandwiches qui doivent bien approcher le kilo, au profit de piccadas, de paella et bien sûr de bife de chorizo grillé (filet de boeuf)


















Et puis, laissant se dérouler les préparatifs avant l'arrivée massive des vacanciers:














CA... C'EST QUAND LES TOURISTES SONT ARRIVES§






On a repris le bus, dans une gare routière flambant neuve, très contents de cette petite excursion de 3 jours. Nous avons croisé sur le retour, ce vendredi soir, un flot continu de voitures. Les grandes vacances ont commencé.






Dernière minute :
Une nouvelle footballistique qui fait la "une" des journaux de Buenos Aires. 
"Notre" David Trézéguet, dont j'ignorais, je dois le dire, qu'il fût franco-argentin, rejoint ces jours-ci le club de River Plate. Ce club mythique de Buenos Aires a subi bien des viscissitudes et se retrouve en seconde division, cette année.
River Plate comptera donc sur celui qui s'est toujours déclaré admirateur de Boca Juniors (l'autre club de Buenos Aires) pour retrouver une place digne de son rang. Nous lui souhaitons bonne chance pour son retour chez lui!!



dimanche 11 décembre 2011

De tout et de rien...

                                  
                                                                           

SI COMME CE PAUVRE PERE NOËL, VOUS CHERCHEZ AU FOND DE VOTRE HOTTE,   ET QUE VOUS N'Y TROUVEZ PLUS RIEN, ALORS EN ROUTE POUR LES MAGASINS...





















Ca pourrait faire envie à certains...
Ce matin de vendredi, lever comme d'habitude à 7h30. Crèpes au menu du petit déjeuner. On vaque. Et puis insidieusement, une question : pourquoi les disqueuses, les marteaux piqueurs, les bétonnières et autres sont elles silencieuses ce matin?  Un oeil par le balcon : tiens, les playmobiles du chantier d'en face ne sont pas là?
Internet, au secours! Qu'apprends-je? Que le 9 décembre est "journée de pont" ... Entre quoi et quoi?  Entre rien et rien! Seulement une journée de congé "flottante" selon les années....
Je vous rassure, du bruit, il y en a quand même. Il n'arrête jamais totalement ici. Les bus innombrables circulent, les voitures klaxonnent et les ambulances axionnent toujours leurs avertisseurs façon New York.






Inflation :
Nous sommes ici au pays de l'inflation galopante! Comme le change est plus favorable cette année, on ne s'en rend  pas trop compte..
Pourtant, chez Persicco,  deux jours après notre arrivée, la glace de 500gr (40 pesos l'en dernier) était à 46 pesos. Et bien, elle est passée cette semaine à 49 pesos. Plus de 20% d'augmentation!!!  (8,50 €)
Dans notre restaurant, notre grillade est passée de 48 à 59 pesos... Toujours aussi imposants les plats, je vous rassure. La quantité et la qualité ne sont pas affectées.
Le carnet de tickets de métro, lui, est resté au même prix . 11 pesos (2 €) les 10 tickets. Ca fait rêver les Franciliens, non?
Ici aussi, il faut explorer intenet avant de partir faire ses courses :
Non, non, on ne manquera de rien cette année, les rayons sont bien remplis :




Bienvenues aux retraités  le mardi soir, ils paient  moins cher, mais crédit gratuit  jusqu'à 60 mois aux porteurs des "cartes magasin"..
Si vous avec la carte de paiement HSBC, vous aurez une réduction de 20% le jeudi, mais par contre ce sera 30% le vendredi,  si vous avez celle de Banelco....

25% de réduction le jeudi avec Galicia




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 -20% les mardis et jeudis avec BBVA
















Bref, gagner sur ses achats demande de la concentration et de l'organisation! (et un portefeuille plein de cartes!)
L'année dernière, on nous a expliqué que les salaires "suivaient' l'inflation. On va se renseigner pour savoir si c'est toujours le cas.




Un peu en avance sur le calendrier,
Nous avons fêté la journée mondiale du Tango,  classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco, habituellement le 11 décembre, pour commémorer la naissance de Carlos Gardel et Julio de Caro. 
Nous nous sommes rendus au parc de Palermo


on a rejoué à "sur le banc"

puis on a pris place sur un des 8000 sièges , devant une immense scène et des écrans géants..
Quant on parle Tango, ici, c'est presque une religion.
La mélancolie du Tango,  prend racine dans l'immigration.  On a coutume de dire que "les Mexicains descendent des Mayas et des Aztèques, les Péruviens descendent des Incas, et les Argentins descendent du bateau" ... Qu'ils soient  napolitains ou juifs ukrainiens, ils  gardent le souvenir de celles  et ceux qu'ils ont quittés.
Les éléments musicaux apportés par tous les immigrants fusionnent, vers 1880, pour créer une musique nouvelle. Les ouvriers, souvent isolés de leur famille,  se retrouvent essentiellement dans les bordels  pour danser sur les rythmes mélancoliques  et sensuels des violons, pianos et bandonéons, avec les serveuses ou des prostituées.
Les exportations se développant dans les années 1900, la jet set argentine fréquente des cabarets chics à  Paris notamment, où ils font connaitre le Tango. Cette danse devient très à la mode et envahit les pistes de danse de toute l'Europe et même des Etats Unis.
La danse, désormais célèbre et plus élaborée revient à Buenos Aires, dotée d'une respectabilité méritée.
Je vous offre ici, quelques extraits tour à tour sensuels, canailles, et plus acrobatiques et modernes:


La naissance de l'industrie du disque révolutionne le Tango, et fait connaître une de ses premières vedettes  Carlos Gardel, arrivé de Toulouse, à l'âge de 3 ans, avec sa mère seule et sans ressources. Après avoir exercé des petits boulots, il se fait connaitre comme créateur de la "cancion" (le chant du Tango) . C'est une icone internationale qui meurt prématurément en 1935, dans un accident d'avion.

Précisons que les Argentins, contrairement à nous,semblent préférer la "chanson Tango" à la danse.. A l'applaudimètre, c'est sensible...




Une belle  soirée qui  s'achève sur un feu d'artifice joyeux :