mercredi 29 décembre 2010

Alerte rouge à Buenos Aires

Hier, tous les journaux télévisés du soir ont fait leur « Une » sur l’alerte météo à la canicule.. On avait enregistré 37° dans la journée et on craignait d’approcher les 40°.


 
Malgré tout, cela se passe dans la bonne humeur. Les robes se font plus légères, on boit beaucoup, on traine un peu plus que de coutume encore (si c’était possible) à la terrasse des cafés, on se retrouve dans les parcs…





































































Bref, ça se passe ! et pourvu qu’il y ait un tout petit courant d’air, tout va bien.



Billet d'humeur...
Voila quatre semaines que nous sommes arrivés, un petit point s’impose :

- Nous sommes toujours aussi satisfaits d’avoir choisi Buenos Aires comme point de chute. Bien sûr, les chantiers en tous genres qui nous environnent sont toujours aussi bruyants, mais nous nous y sommes habitués.

- Les déplacements par train et métro se font extrêmement facilement. Aux heures de pointe, c’est comme à Paris, les gens ne sont pas beaucoup plus souriants. A ce propos, comme à Paris, la coutume s’est installée que des personnes déposent sur vos genoux un objet et repassent le prendre un peu plus tard si vous n’en voulez pas. Les objets les plus variés sont proposés : chewing gum par 2, chips, boissons, couteaux, clés usb (mac –pc, puissance, nul ne sait) crayons, plan de métro, livres pour enfants, etc..

- L’usage des téléphones portables est autant, sinon plus intensif encore qu’à Paris. Assez peu de smartphones ou d’ i-phones (ça évitera la noyade en lave linge à bien de superbes machines….), non, des téléphones basiques à clapets, qui servent à passer des appels ou à recevoir des SMS. Et ça, à tout moment de la journée, et quelques soient les circonstances. Même à la messe, le prêtre demande à ce qu’ils soient désactivés ! Par ailleurs, tous les habitants de Buenos Aires circulent avec un MP3, dans le métro comme pour le footing..

- Nous nous sommes habitués à la nourriture locale. La viande est excellente et nous en profitons pour la manger grillée lorsque nous allons au restaurant. Par contre, les Argentins ne semblent pas faire de cuisine. Ils mangent beaucoup à l’extérieur de chez eux, sans horaires identifiables. Mais même dans les restaurants, l’offre n’est pas variée et tourne toujours autour des grillades et de desserts extrêmement sucrés. On est loin de la richesse culinaire française… Par contre, c’est peut être l’explication d’un surpoids assez répandu :

- Pour Noël, les festivités se sont passées en famille. Rien n’était ouvert pour les pauvres touristes ! Mais, comme les feux d’artifice sont en vente libre, ça a été un déchainement à partir de minuit. Nous avons eu notre petit feu d’artifice personnel, tiré du toit du garage d’en face.. Il valait celui de bien des petites villes ! Il y a eu aussi quelques blessés !































- Pour le jour de l’an, il paraît que ce sera plus actif. Beaucoup de brésiliens débarquent cette semaine et ils savent mettre de l’ambiance. On verra ça !

- Le Dakar va démarrer le 1er janvier de Buenos Aires. Pour l’instant, on monte les échafaudages. On tâchera de s’approcher pour faire un « reportage » digne de ce grand moment.



- Ici comme à Paris, à chaque jour sa manif ! Pas très nombreuse, mais organisée pour bloquer un endroit stratégique, et très bruyante, grosse caisse en tête :

Hier c’était contre la discrimination au travail dans la banque :



Aujourd’hui, c’était pour donner aux sans abris des appartements libres, propriétés du patronat.. Ca vous rappelle pas quelque chose ?



Des expulsions ont eu lieu la semaine dernière, de travailleurs étrangers (boliviens, uruguayens, chiliens..) qui vivaient dans des conditions de salubrité intolérables. Il y a eu des blessés. Les interventions ont été stoppées pour le moment.

- Dans les rues, que de vendeurs en tous genres pour nous solliciter :






























Pendant ce temps dans les magasins, les soldes vont commencer. Méfiez vous, le prix indiqué est souvent en 3 jusqu’à 12 mensualités… Les chaussures, les vêtements et le reste s’achètent à crédit, y compris le parfum. Parfois on proposera une réduction pour un paiement par carte bancaire. Même les « dames de petite vertu » qui proposent leurs services par petites annonces collées dans les rues ( avec tel) font des promotions !!! mais pas de crédit…

-A la télévision, nous avons un peu de mal… Google traducteur nous aide à mieux comprendre. Notre Espagnol n’est pas au top ! Mais nous retrouvons « les chiffres et les lettres » les « experts de Miami et d’ailleurs » « Pékin express dans tous les pays d’Amérique latine… Au risque de vous décevoir, parmi les 60 chaines dont nous disposons à l’appartement, pas une n’est française !

Voila un petit bilan, si opportun dans les derniers jours de l’année.

Au rayon des projets, nous mettons sur pied pour la semaine prochaine, une petite virée en Uruguay et courant janvier, nous pensons aller dans le nord, au Chili dans le désert d’Atacama, voir les salars, les geysers, les lagunes de toutes couleurs, puis en Bolivie . Ca changera un peu de la vie urbaine !

A Bientôt et heureuse année 2011 à tous ! On pense à vous..du toît de notre immeuble.


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

jeudi 23 décembre 2010

Une ville à l’origine très européenne..


Tout d’abord, merci à JP pour sa contribution historique… En effet, nous avons, nous Français, notre part dans la création de la République d’Argentine. En 1810, la nouvelle parvient, ici, de la destitution des rois d’Espagne par l’invasion napoléonienne. Le vice-roi Cisneros est contraint d’accepter la tenue d’une assemblée ouverte qui se déroulera à l’hôtel de ville de Buenos Aires qui débouchera sur la démission du vice-roi et à la création de l’état d’Argentine le 9 Juillet 1816… Le Général Pueyrridon est nommé « Directeur Suprême ». Il confie au Général San Martin (qui est mort à Boulogne sur Mer) la tâche de consolider l’indépendance en chassant les forces espagnoles du continent. A la tête de l’armée des Andes, il libère le Chili et le Pérou notamment. Dont-acte !

Buenos Aires est une ville relativement récente. C’est la plus jeune des grandes villes d’Amérique latine, restée à l’écart des préoccupations espagnoles jusqu’en 1776, date de l’instauration d’une vice-royauté.
En 1726, Buenos Aires compte 2200 habitants, en 1778 : 33000 habitants, en 1910 : 1,3Millon d’habitants, et aujourd’hui 12Millions, soit le tiers de la population argentine.

Ce n’est qu’en 1880 au moment de la plus forte vague d’immigration européenne : espagnole, italienne, allemande, britannique, etc…que Buenos Aires deviendra la capitale du pays. Les maisons d’inspiration coloniale sont donc plutôt l’œuvre de l’immigration :































A La Boca, une particularité colorée : les immigrants italiens pauvres (marins et dockers génois), ont commencé par s’installer dans les baraques en tôle ondulée , avant de faire construire leurs propres maisons avec la croissance économique :






























C’est après 1880, suite à un voyage en Europe que le Maire décide de prendre Paris pour modèle. Des centaines d’immeubles sont édifiés dans le style haussmannien, et de nouveaux quartiers émergent d’un fleuve par endroit comblé, le Rio de la Plata, comme Retiro, Recoleta et Palermo chico. :




 














Je vous rappelle que la construction a été faite de façon très géométrique : toutes les rues se coupent à angle droit et forment des blocs carrés appelés « cuadras ». Au centre de ces ilots, au milieu des immeubles qui le composent : de vastes espaces verts sur lesquels donnent les balcons :


Il faut signaler que la circulation automobile est largement facilitée par le fait que les rues sont pratiquement toutes à sens unique et qu’il y a une multitude de taxis et d’autobus.
En 1910 c’est la première ville d’Amérique latine à créer son métro. A la différence du métro parisien, les 6 lignes ne se croisent ou ne se rejoignent qu’en un seul secteur, celui de la place de Mai.



Des gratte-ciels font leur apparition dans les années 1930 :






























Aujourd’hui, l’urbanisation prend une nouvelle dimension avec les quartiers d’affaires. Buenos Aires a fait appel à des architectes de renommée mondiale, dont des Français qui ont fait des leurs réalisations d’avant-garde, une vitrine pour l’Amérique du Sud et les payas en développement tels que le Brésil. :





























Les habitations qui y sont intégrées bénéficient souvent de grandes terrasses, piscines privées et de gardiennage, comme dans tous les immeubles de standing de BA.

































Chaque immeuble possède des parkings souterrains, ajoutant ainsi à la fluidité du trafic.































D’énormes espaces verts publics contribuent au repos dominical et aux activités physiques des Portenos.



dimanche 19 décembre 2010

Si on parlait gourmandise ??



La vie se passe comme ça, avec un journal, un livre, des amis.. beaucoup au café, au restaurant ou chez le glacier..

Café TORTONI - Une légende à BA

































Persicco serait le mielleur glacier..
















Patio Bullrich
















Au petit déjeuner, généralement un café et des croissants. Toutefois, tout au long de la journée, dans les cafés, les bars ou les salons de thé (au moins un tous les 50 mètres) vous pourrez voir des Argentins boire un café (nature ou au lait ou capuccino) accompagné de croissants (médialunas) ou de muffins ou même de sandwiches. Il existe toutes sortes de « forfaits » pour consommer. Et il n’est pas rare que même à midi, beaucoup déjeunent ainsi.



Il faut préciser que les Argentins aiment beaucoup, mais alors beaucoup les pâtisseries ! Dans tous les cafés ou bars, vous aurez un large choix de gâteaux secs ou pleins de crème chantilly ou de meringue.



Actuellement pour Noël, c’est la folie « panetones » ( pains au lait italiens, tenant un peu de notre kougloff dans lequel on met soit des pépites de chocolat, soit des fruits confits). Il y en a des montagnes dans les supermarchés…

Si vous mangez dans la rue, au rythme de votre promenade, vous pourrez trouver d’énormes sandwiches  soit à la saucisse, soit avec d'énormes steacks. Vous les accompagnerez de frites bien sûr, mais aussi de toutes sortes de sauces, dont la mayonnaise déclinée avec une infinité de variantes.


au hasard à Madeiro


Vous trouverez aussi des sandwiches « de miga » (pain de mie) généralement au fromage et jambon + un peu de mayo quand même…

Vous aurez bien sûr également la possibilité de manger des « Empenadas » qui sont des sortes de petits chaussons, frits ou cuits au four, fourrés à la viande, au poulet, au jambon ou au fromage. Ils peuvent être quelconques, mais parfois aussi succulents!

Compte tenu de l’origine italienne d’une grande partie de la population, vous n’aurez aucun mal à trouver des magasins petits ou énormes, vendant de la charcuterie et des fromages italiens.

Patio Bullrich
Vous trouverez bien sûr également un grand nombre de pizzerias servant des pizzas à pâte épaisse. Un conseil : n’en prenez qu’une grande pour deux !

L’asado, version argentine du barbecue, incarne à lui seul le mode vie argentin. A toute heure de la journée, vous ne vous promènerez pas dans les rues sans en sentir l’odeur, bien souvent tentante. A Buenos Aires, vous dégusterez surtout du bœuf, et vous ne le regretterez pas ! C’est sans conteste le meilleur que nous ayons jamais mangé au monde ! C’est un peu déconcertant de le voir dans les rayons, sous vide, par portion jamais en dessous d’un kilo. Au début on ne le trouve pas très appétissant, mais si, il est délicieux ! Si vous aimez la viande saignante, il faudra absolument insister pour qu’on surveille particulièrement la cuisson. Ici, on la mange très cuite, mais curieusement, même ainsi, elle est délicieuse.

L’agneau ne se mange guère à Buenos Aires, il faut aller pour cela en Patagonie.

Les légumes ne sont que les accompagnements de la viande. On trouve ici tout le nécessaire, mais dans les restaurants, priorité à la frite et à la purée de courge..
Enfin… parlons du « sucré » car c’est flagrant, ici, on aime, on adore le sucre ! Des tonnes de bonbons sont vendues dans les rues. Sans parler du « dulche de leche » ou confiture de lait :


Des rayons entiers de confitures de lait.. J'en connais qui aiment, même en France!
On adore les glaces, également ! Vous verrez les jours de chaleur chacun déambuler avec son cornet de glace, petit ou grand. Elles sont généralement très bonnes et pas très chères

Chez Persicco
Si tout ça vous a donné faim, sachez qu’ici vous déjeunerez entre 13 et 16h30 et que le soir, pour diner, mieux vaut ne pas arriver au restaurant avant 21h30 sinon vous ferez l’ouverture.

Une précision encore, pour Nöel, ici, pas de dinde, de chapon, de foie gras, de canard… C’est barbecue, barbecue ! Mais arrosé :

De vin
















Sécurisé...  Il coûte cher!  53 €
De champagne local
Commercialisé par une filiale Moët et Chandon

 

Alors… Bon Appétit à tous !



PS – Pour un bon repas (copieux, cela va sans dire) viande- dessert- boisson, compter l’équivalent de 15€