dimanche 18 décembre 2011

A nous Mar Del Plata..







Nous avons pris le bus, mercredi aux aurores, destination Mar Del Plata, 390km au sud est, sur la côte atlantique,  plage favorite des habitants de Buenos Aires.
Nous étions partis avec une légère pluie, et 5 heures de sommeil plus tard, nous sommes arrivés avec le soleil et beaucoup de vent.
Une semaine avant le commencement des grandes vacances d'été, on a encore de la place pour respirer! Une dominance très nette de "personnes âgées" (?)..
Nous avons rallié notre hotel


















Ce petit bâtiment, mais oui! Lieu de rencontres internationales en Argentine, il a vu défiler avant nous, tous les chefs d'états.
Situé juste à côté du casino, dont il porte le nom, il nous a permis de constater que les personnes âgées sont "accro" aux jeux de hasard.. De 11h00 du matin à la fin de la nuit! Les plus âgés ne sont pas les moins acharnés et font aussi le bonheur des taxis qui  les attendent devant la porte!
Nous avons fait une balade en ville et avons été surpris une nouvelle fois par la densité de commerces. Nous nous posons toujours la même question : comment tous ces commerçants peuvent ils bien vivre?
En tous cas, ambiance très agréable :








Nous avons fait connaissance avec une version un peu particulière de la Famille Noël ... un peu dévêtue pour nos contrées peut être :




















et trouvé heureusement un peu plus de poésie devant la cathédrale:

sa devise : "Ne dis pas que le temps passe trop vite, prends le temps.."


Et puis, on a longé la plage... Ne trouvez vous pas à ces lieux un petit air de Normandie (palmiers mis à part) ou de montagne ?




























La plage s'étire sur 40 km. Et là, on voit le goût des Argentins pour l'organisation! Ces carrés qui ressemblent à des ruches leur permettent de reconstituer leur univers de vacances, avec leurs amis...









Chaque club privé a ses propres équipements (bars, restos, piscine parfois). Il est clos, interdit aux chiens et à ceux qui ne sont pas "clients". Toutefois, l'accès à la mer est public, et on peut y accéder, (par des chemins entre tous les clubs) sur une largeur de 20 à 30 m environ. Même sur la plage publique, vous trouverez des fauteuils, des parassols, des tables, etc... louer. Quand on vous dit commerce, commerce!



On est très loin de nos petites criques espagnoles, dans les rochers,avec moins de 20 personnes...

La mer était assez agitée pour le plus grand plaisir des surfeurs :




Nous avons marché vers le port, 6 à 7 km environ, et avons dépassé la base navale, en pleine ébullition, car c'est de cet endroit que démarre cette année le "Dakar". Il traverse toute l'Argentine et le Chili pour arriver à Lima au Pérou. Si vous êtes intéressés, suivez le lien dans mes "blogs préférés".

Nous allions au port pour voir les lions de mer qui suivent les bateaux à leur rentrée de pêche. Il y en avait bien quelques uns, dans les montants de ponts métalliques, mais rien à voir avec ces splendides bêtes croisées sur leurs rochers, au large d'Ushuaïa :





















Dans notre court séjour, nous avons eu l'occasion d'alterner le temps superbe et le temps plus agité. Belles couleurs.. mais ça mouille!




Et comme il faut bien se restaurer quand même, nous avons délaissé ces "énooormes" sandwiches qui doivent bien approcher le kilo, au profit de piccadas, de paella et bien sûr de bife de chorizo grillé (filet de boeuf)


















Et puis, laissant se dérouler les préparatifs avant l'arrivée massive des vacanciers:














CA... C'EST QUAND LES TOURISTES SONT ARRIVES§






On a repris le bus, dans une gare routière flambant neuve, très contents de cette petite excursion de 3 jours. Nous avons croisé sur le retour, ce vendredi soir, un flot continu de voitures. Les grandes vacances ont commencé.






Dernière minute :
Une nouvelle footballistique qui fait la "une" des journaux de Buenos Aires. 
"Notre" David Trézéguet, dont j'ignorais, je dois le dire, qu'il fût franco-argentin, rejoint ces jours-ci le club de River Plate. Ce club mythique de Buenos Aires a subi bien des viscissitudes et se retrouve en seconde division, cette année.
River Plate comptera donc sur celui qui s'est toujours déclaré admirateur de Boca Juniors (l'autre club de Buenos Aires) pour retrouver une place digne de son rang. Nous lui souhaitons bonne chance pour son retour chez lui!!



dimanche 11 décembre 2011

De tout et de rien...

                                  
                                                                           

SI COMME CE PAUVRE PERE NOËL, VOUS CHERCHEZ AU FOND DE VOTRE HOTTE,   ET QUE VOUS N'Y TROUVEZ PLUS RIEN, ALORS EN ROUTE POUR LES MAGASINS...





















Ca pourrait faire envie à certains...
Ce matin de vendredi, lever comme d'habitude à 7h30. Crèpes au menu du petit déjeuner. On vaque. Et puis insidieusement, une question : pourquoi les disqueuses, les marteaux piqueurs, les bétonnières et autres sont elles silencieuses ce matin?  Un oeil par le balcon : tiens, les playmobiles du chantier d'en face ne sont pas là?
Internet, au secours! Qu'apprends-je? Que le 9 décembre est "journée de pont" ... Entre quoi et quoi?  Entre rien et rien! Seulement une journée de congé "flottante" selon les années....
Je vous rassure, du bruit, il y en a quand même. Il n'arrête jamais totalement ici. Les bus innombrables circulent, les voitures klaxonnent et les ambulances axionnent toujours leurs avertisseurs façon New York.






Inflation :
Nous sommes ici au pays de l'inflation galopante! Comme le change est plus favorable cette année, on ne s'en rend  pas trop compte..
Pourtant, chez Persicco,  deux jours après notre arrivée, la glace de 500gr (40 pesos l'en dernier) était à 46 pesos. Et bien, elle est passée cette semaine à 49 pesos. Plus de 20% d'augmentation!!!  (8,50 €)
Dans notre restaurant, notre grillade est passée de 48 à 59 pesos... Toujours aussi imposants les plats, je vous rassure. La quantité et la qualité ne sont pas affectées.
Le carnet de tickets de métro, lui, est resté au même prix . 11 pesos (2 €) les 10 tickets. Ca fait rêver les Franciliens, non?
Ici aussi, il faut explorer intenet avant de partir faire ses courses :
Non, non, on ne manquera de rien cette année, les rayons sont bien remplis :




Bienvenues aux retraités  le mardi soir, ils paient  moins cher, mais crédit gratuit  jusqu'à 60 mois aux porteurs des "cartes magasin"..
Si vous avec la carte de paiement HSBC, vous aurez une réduction de 20% le jeudi, mais par contre ce sera 30% le vendredi,  si vous avez celle de Banelco....

25% de réduction le jeudi avec Galicia




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 -20% les mardis et jeudis avec BBVA
















Bref, gagner sur ses achats demande de la concentration et de l'organisation! (et un portefeuille plein de cartes!)
L'année dernière, on nous a expliqué que les salaires "suivaient' l'inflation. On va se renseigner pour savoir si c'est toujours le cas.




Un peu en avance sur le calendrier,
Nous avons fêté la journée mondiale du Tango,  classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco, habituellement le 11 décembre, pour commémorer la naissance de Carlos Gardel et Julio de Caro. 
Nous nous sommes rendus au parc de Palermo


on a rejoué à "sur le banc"

puis on a pris place sur un des 8000 sièges , devant une immense scène et des écrans géants..
Quant on parle Tango, ici, c'est presque une religion.
La mélancolie du Tango,  prend racine dans l'immigration.  On a coutume de dire que "les Mexicains descendent des Mayas et des Aztèques, les Péruviens descendent des Incas, et les Argentins descendent du bateau" ... Qu'ils soient  napolitains ou juifs ukrainiens, ils  gardent le souvenir de celles  et ceux qu'ils ont quittés.
Les éléments musicaux apportés par tous les immigrants fusionnent, vers 1880, pour créer une musique nouvelle. Les ouvriers, souvent isolés de leur famille,  se retrouvent essentiellement dans les bordels  pour danser sur les rythmes mélancoliques  et sensuels des violons, pianos et bandonéons, avec les serveuses ou des prostituées.
Les exportations se développant dans les années 1900, la jet set argentine fréquente des cabarets chics à  Paris notamment, où ils font connaitre le Tango. Cette danse devient très à la mode et envahit les pistes de danse de toute l'Europe et même des Etats Unis.
La danse, désormais célèbre et plus élaborée revient à Buenos Aires, dotée d'une respectabilité méritée.
Je vous offre ici, quelques extraits tour à tour sensuels, canailles, et plus acrobatiques et modernes:


La naissance de l'industrie du disque révolutionne le Tango, et fait connaître une de ses premières vedettes  Carlos Gardel, arrivé de Toulouse, à l'âge de 3 ans, avec sa mère seule et sans ressources. Après avoir exercé des petits boulots, il se fait connaitre comme créateur de la "cancion" (le chant du Tango) . C'est une icone internationale qui meurt prématurément en 1935, dans un accident d'avion.

Précisons que les Argentins, contrairement à nous,semblent préférer la "chanson Tango" à la danse.. A l'applaudimètre, c'est sensible...




Une belle  soirée qui  s'achève sur un feu d'artifice joyeux :
 

jeudi 8 décembre 2011

Un démarrage tout en douceur



D'abord, un merci particulier à Eko, notre guide à Sulawesi, Indonésie, toujours le premier à réagir et à m'encourager!!


Si vous avez l'intention d'aller un jour dans son pays, n'hésitez pas à faire appel à lui. C'est un guide attentif, très organisé, parlant parfaitement le Français, qui vous bâtira un périple mémorable...
Je vous invite à consulter son site :

Nous voila donc installés depuis une semaine maintenant. Nous avons repris nos marques en douceur, version farniente!
Quitte à paresser avec un bouquin, nous en profitons aussi pour écouter un concert gratuit, donné par la groupe Aqualactica, sur des compositions personnelles. Observez les instruments et leur forme bizarre




Mais nous sommes allés aussi rendre une visite au SALON DE L'ARTISANAT, qui permet de voir un bon nombre de productions argentines, péruviennes et boliviennes.

Les plus traditionnelles, bien sûr, dont la maroquinerie et les vêtements andins








Et ces petits récipients destinés à la consommation du Maté, ce breuvage amer que je ne peux pas absorber, même sous la menace, dont les Argentins raffolent comme leurs voisins...
Ne vous y trompez pas, ils sont décorés en argent et la petite "pipette" qui va avec doit être choisie elle aussi, avec le plus grand soin. Même les jeunes perpétuent la tradition et on toujours la thermos de Maté avec eux.


Et puis, la gastronomie locale était bien représentée:






Nous nous sommes intéressés à des productions plus originales:


des boules de Noël en verre soufflé


et autres objets en verre
Une toile d'araignée en verre elle aussi

















Objets en papier mâché











Papier huilé









Petits démons et sorcières





Ou encore, objets en cuir..





Il a fallu un mois, par exemple, pour façonner la tête du Don Quichotte





Et pour le reste, la vie coule.. agréablement





Au milieu de "sportifs" comme nous




Au musée d'Art Moderne, ou au pied d'un magnifique sapin très stylisé!







dimanche 4 décembre 2011

On reprend ses habitudes..

Alors voila, on a repris le vol de d'Air France, (avec  notre foie gras pour Noël quand même..et notre moutarde). Après 13 heures d'un voyage très agréable, nous sommes arrivés tôt.
Notre voiture nous attendait pour nous emmener vers notre "résidence secondaire".
La circulation était intense, les vacances d'été pour les porténos ne sont pas encore arrivées. Elles ne commenceront que quelques jours avant Noël. Ici c'est juste la fin du printemps.

Nous pensions que le chantier en face de notre balcon aurait plus avancé que cela:

L'année dernière









Maintenant
















A peine dans nos murs, nous avons fait le tour des aléas domestiques qu'on ne peut pas éviter! Ah tiens, la porte du meuble de cuisine posée délicatement derrière le frigidaire: pas de problème, on a prévu les tournevis, c'est réparé!
Moralité : les Tshirts, on peut s'en passer, mais pas les tournevis!

Ces ajustements faits, on a mis le cap sur notre supermarché Jumbo et fait le plein.

Puis on a fait un saut de 3km vers notre marché de fruits et légumes. On était un peu inquiets de savoir s'il existait encore : il était vraiment très "miteux" , mais nous l'avons retrouvé entièrement remis à neuf. Chic! Des marchés, il n'y en a pas tant que çà à BA. Les  Portenos ne sont pas tellement accros aux fruits et légumes. Ils sont portés davantage vers les pâtes, la pizza et la viande. Quant aux fruits, ils ne les pratiquent qu'en salade.
Vous en trouverez partout... mais tout comme nos enfants ne connaissent que les poissons carrés, ici les enfants ne connaissent les fruits qu'en cubes!
















Ici, c'est la pleine saison des cerises, des fraises, des abricots, des mangues, des pêches, des prunes...
Pour ce qui est des rues, elles embaument le jasmin. Tous les kiosques en vendent. Ce sera comme ça pendant un mois au moins..

Et puis hier, samedi, nous avons remis le cap sur le parc . Les japonais y étaient aussi :


Serge a repris le footing :


les chiens  aussi :














Je crois que 50% des chiens que nous avons vus sont des caniches!



Moi, j'ai un peu flemmardé :


















au mileu des fleurs :



























Pendant que d'autres s'agitent :



BRAVO LES FILLES !




Allez promis!  Demain les choses sérieuses commencent!!