mardi 4 décembre 2012

BUENOS AIRES...Toujours!


J'ai quelques scrupules à vous parler  de nos difficultés d'adaptation à la chaleur. On regarde les actualités quand même.. et on compatit à vos conditions climatiques!



Notre vol s'est bien passé, quoique nous ayons eu l'impression pendant une bonne partie du voyage, d'être dans une machine à laver, programme lainages doux, exception faite de l'essorage heureusement...
L'aviation a ceci de commun avec l'économie qu'elles nous chahutent parfois!



Nous nous sommes installés à nouveau, dans cet appartement qui tend à devenir notre résidence secondaire.
Le gardien de l'immeuble m'a sauté au cou, et nous avons repris comme si nous étions partis hier.
Ici aussi, il y a eu beaucoup d'eau et la végétation est superbe. Les agapanthes sont en fleurs partout, tout comme les jacarandas. Que de bleu!

En ce qui concerne les températures, on a un petit 25° le matin, plus de 30° après midi, et des orages la nuit.


Hier, nous sommes allés au parc, il y avait une manifestation automobile, sponsorisée par Renault et Red Bull. En fait, on avait bouclé un grand boulevard sur les 8 voies, et de grosses cylindrées faisaient vrombir leur moteurs, pour le plus grand plaisir des nombreux spectateurs.. L'Argentine n'est pas la patrie de Juan Manuel Fangio pour rien!

Pour pouvoir jouir du spectacle, les portenios se sont juchés dans les lieux les plus improbables, vous pourrez en juger:



















En ce qui concerne les voitures, comment vous dire? J'ai entendu, c'est sûr, mais je n'ai rien vu, étant dans l'impossibilité totale d'approcher une barrière!
Dans le journal, j'ai eu confirmation de la présence de F1...



Tant pis, on a abandonné et renoué avec les glaces Persicco (merci Michèle.. grâce à qui nous avons savouré la première!). 
Elles sont toujours aussi bonnes... Par contre, leur prix a bien augmenté depuis l'année dernière. Celle que vous voyez est passée de 26 à 33 Pesos soit + de 20% ...




Il y a beaucoup à dire sur la situation économique de l'Argentine, qui n'est pas florissante, loin de là..
Une grève générale a eu lieu le 21 novembre dernier et des mouvements sporadiques  se poursuivent, dans le métro par exemple. Aujourd'hui, 6 lignes sont encore arrêtées.


                                     Revendications salariales pour un salaire minimum de 5 000 pesos sur cette pancarte sur le pont Puyrredon à Buenos Aires, le 20 novembre 2012.
















Par delà  les revendications salariales, les Argentins entendent protester contre  un gouvernement qui ne les écoute pas







Onze ans après la crise de 2001, les Argentins sont en colère contre une inflation à deux chiffres, une croissance qui ralentit et un chômage qui progresse..

L'agence de notation Fitch a dégradé, le 28 novembre dernier, la note de l'Argentine de 5 crans.. Elle est passée de "B" à "CC" mettant le pays à deux doigts de la catégorie des états en "défaut de paiement".
(A ce propos, savez vous qu'il ne reste que 12 pays au monde à êtres classés AAA, dont 9 sont en Europe?)


Si j'ai bien compris, ceci est une conséquence de la crise de 2001 et du rachat des dettes argentines d'alors, par des fonds américains pour la plupart, qui en ont renégocié le paiement contre du nouveau papier, avec forte décote, de plus des 2/3 dans certains cas. 

Une partie de ces dettes (7%) a cependant été rachetée par des "fonds vautours" (spécialisés dans l'achat de créances douteuses) qui n'acceptent pas la renégociation d'alors, et ont engagé une action devant  la justice américaine pour récupérer 100% de la dette.  Un juge de New York leur a donné raison et a enjoint l'Argentine de leur verser 1,33 Milliard de dollars.

Fitch anticipe l'incapacité de l'Argentine a rembourser les "fonds vautours" mais la justice américaine vient de suspendre la décision, et on en reparlera  plus tard.

Une dégradation qui à vrai dire ne changera rien à la vie des Argentins qui ne se financent plus sur les marchés depuis 2001.. 

Troisième producteur de soja et premier exportateur de biocarburant, l'Argentine se contente de tirer les bénéfices de l'excédent de sa balance commerciale.

Mais, avec le ralentissement de l'économie mondiale les exportations sont plus difficiles. Des restrictions ont été imposées aux importations et il a été instauré un dispositif de change interdisant la vente de dollars pour l'épargne ou les opérations immobilières, afin de préserver les réserves monétaires.

Ceci dit, c'est bientôt Noël quand même, et si à ce jour, nous n'avons vu qu'un  seul minuscule sapin dans une entrée d'immeuble, les grands surfaces se remplissent de cadeaux et victuailles en tous genres.



















Nul doute que les Argentins fêteront Noël malgré la crise, pour ceux qui le peuvent, avanr de partir en vacances d'été!

mercredi 29 février 2012

Et si je vous menais en bateau... par le Cap Horn!

Un petit rappel de notre traversée de Buenos Aires à Mendoza:

Après avoir quitté Céline, nous avons continué, tous les quatre, en direction du Chili.
Le passage de la douane est très long (3 heures environ) sans raison apparente.. Des contrôles plus procéduriers qu'approfondis, mais 3 autobus devant le nôtre. Des chiens ont reniflé nos bagages pour voir si nous n'introduisions pas de fruits ou de végétaux au Chili. Cela se reproduira à chaque fois que nous quitterons le bateau pour aller sur terre.. Mais pas d'ouverture de sac!
Ensuite, descente impressionnante pour ceux qui ont le vertige:



Pour découvir un peu Santiago, nous avons participé à un "free tour" organisé par des étudiants, qui commence à la Plazza des Armas et qui dure 4 heures. Nous flanons à pied pour découvrir un peu la ville, qui nous paraît très agréable

Palais présidentiel de la Moneda
Opéra dessiné par un Français





De Santiago, nous sommes partis, toujours en bus, à Valparaiso, pour rejoindre notre bateau et faire la croisère qui nous mènerait jusqu'à Buenos Aires, par le Sud, le Cap Horn et Ushuaia.
Valparaiso est une charmante ville très colorée, que nous avons découverte avec plaisir























Nous avons trouvé notre bateau, dans le port. Il est impressionnant :



2000 passagers, et pratiquement autant de membres d'équipage. Nous faisons connaissance avec notre cabine et cet énorme bateau :



Notre bateau va nous mener au Chili par Puerto Montt, Punta Arenas, puis en Argentine Ushuaia, le Cap Horn, Puerto Madryn, Punta del Este en Uruguay, Montevideo et enfin à Buenos Aires




Notre première escale à Puerto Montt,  1035 km de Santiago, nous permet de pénétrer la région des lacs,  côté chilien (nous avions déjà vu le côté argentin à Bariloche). Cette région subit une très forte influence allemande imprimée par les colons au debut du 19ème siècle.




Nous y découvons le volcan Osorno, qui culmine à 2650m, et qui est l'un des plus actifs du chili. Nous ne sommes pas très loin non plus du volcan Puyehue  qui est en éruption depuis juin 2011.

 
Nous pouvons également apprécier la splendide couleur turquoise du Rio Petrohue:


Puis au terme d'une longue ascencion en autobus, nous nous sommes rapprochés du volcan Osorno et avons pu admirer les grands lacs, même si la vue était un peu obscurcie par les cendres que crache toujours l'autre volcan , le Puyehue

Premier coucher de soleil aussi...


Nous avons dès le lendemain progressé dans le détroit de Magellan, par un temps froid et incertain


De Punta Arenas, qui s'ennorgueillit d'être la ville de cette importance, la plus méridionale, pas grand chose à dire, sinon le vent froid qui nous a saisis, et laissés enrhumés jusqu'au retour à Buenos aires.. Hostile, le coin! Je ne pense pas qu'on choisisse d'aller s'y installer par plaisir seulement.
Par contre, notre arrivée à Ushuaia, avec toujours le même vent froid, mais du soleil, nous a offert  une superbe balade en mer:



Nous avons revu  les sterns tout d'abord dans un décor enneigé


Les lions de mer, et les cormorans dont nous avons tiré le portraits,  sans nous lasser..





Le phare d'Ushuaia

Un grand évènement : nous avons passé le Cap Horn ! Avec de la chance, et un rayon de soleil que nous n'osions plus espérer dans ce temps pluvieux ,  venteux et froid..




Les trois jours qui ont suivi n'ont pas été beaux, et parfois carrément mauvais! Gros temps, pluie et vagues nous ont cantonnés à l'intérieur du bateau, et  je  vous propose donc de visiter les lieux :
Le Martini bar
Le restaurant principal
Restaurant Treillis


La piscine extérieure
La salle de casino
Le café Al Bacio
A Punta Del Este, où nous sommes arrivés le 23 Février, nous ne pourrons pas aborder puisque les autorités ont décidé de fermer le port à cause du vent. Le ciel est beau, il y a du soleil, mais la mer est si agitée que notre piscine fait l'effet d'une baignoire en plastique qu'on secoue, avec l'eau qui passe par dessu bord... Les amateurs de sensations prennent le risque de se voir projetés sur les bords avec l'eau














Mais cette fin de croisière nous aura réservé une surprise. Nous avons retrouvé nos voisins Claude et Nicole qui habitaient la maison voisine de la nôtre à Mennecy, il y a quelques 20 ans.. Le monde est petit n'est ce pas! On a promis de se revoir dès qu'il seront rentrés du Brésil où ils allaient ensuite, et nous de Buenos Aires où nous passons les 3 derniers jours. Notre séjour ici est déjà terminé.. Nous espérons bien revenir l'année prochaine. Il y a encore plein de choses à voir ici!
A bientôt donc, à Paris, où nous arriverons jeudi!