A notre retour d'Iguazu, un changement nous attendait : le carnet de 10 tickets de métro qui était à 11 Pesos (2 €) est passé brutalement à 25 Pesos (4,50 €)... Les élections sont passées en octobre et le gouvernement a décidé de retirer ses subventions au métro, tout comme il y a dans l'air des augmentations sur le gaz, l'électricité et le reste.. Pour mémoire, le prix du carnet de 10 tickets de métro parisien est de 12,70 €.
Mais c'est évident, la crise passe par ici aussi.
Nous avons donc repris notre bus, nous commençons à être très connus de notre agence! Partis le dimanche à 14 heures, nous sommes arrivés le lendemain à 10 heures à Bariloche.
Et là, grand changement de décors. La route d'abord, on est dans la montagne.
On découvre au réveil des lacs et une végétation très pauvre, similaire à celle rencontrée aux alentours de Salta
Dans la ville, située à 1600 km à l'ouest de Buenos Aires et à quelques kilométres de la frontière chilienne, on a l'impression d'être plutôt en Suisse ou en Autriche:
On comprend pourquoi les européens sont venus dans cette région montagneuse, au bord de multiples lacs, où le climat est très différent de Buenos Aires.
Cette année, comme dans toute l'Argentine, il y a une grande sécheresse et la végétation de cônifères en souffre. Habituellement, il y a de la pluie ou de la neige 300 jours par an, mais pas cette année.
Et devinez vous ce que ces immigrants ont importé, dont bien sûr ils ne pouvaient se passer : la culture du houblon.. pour la bière et aussi la fabrication du chocolat!
Honnêtement, on ne l'a pas trouvé comparable au chocolat suisse.. Ici c'est du chocolat au lait et sucré..sucré! Mais c'est une attraction et tous les Argentins qui passent, en achètent
Dans les restaurants naturellement, on peut aussi goûter différentes fondues.
Notre hotel est très agréable, situé en plein centre ville. Le seul ennui est que la chaleur actuelle est très inhabituelle, et que la clim n'est pas prévue au programme.. Donc un choix simple, ou bien on dort avec près de 30°, ou bien on ouvre la fenêtre, et là on profite largement de tous les jeunes, en vacances qui vont et viennent en bas, faisant la fête, bouteille à la main, qui croisent à partir de 5heures du matin, ceux qui partent en treck dans la montagne et ne sont pas plus discrets...

Mais nous, on est là avant tout pour profiter de la nature. Et c'est superbe!
Nous nous trouvons devant une enfilade de lacs avec des paysages époustouflants.
Ici, nous sommes dans la station de sports d'hiver la plus fréquentée d'Argentine. Nous empruntons donc les télésièges pour monter au sommet. En haut, ce que vous voyez n'est pas de la neige. C'est la roche qui a un peu la couleur de la cendre. D'aileurs, de la cendre il y en a puisque l'éruption du volcan chilien Puyehue, situé à 150km environ, se pousuit depuis un an et il crache toujours vers l'Argentine quand le vent le décide.


Le seul sommet, enneigé toute l'année, vous le voyez derrière moi, c'est le Tronador, que nous irons voir de plus près, le dernier jour. Il y a à cet endroit un glacier particulier.
Mais le lendemain, nous continuons "sur l'eau" avec malheureusement une moins bonne visibilité puisque le Puyehue a décidé de se remettre à cracher dans notre direction..
Un peu d'histoire d'abord :
Comme vous le voyez sur cette carte, la frontière argentino-chilienne, longue de 5000km, est très sinueuse et passe par les sommets andins. Des négociations acharnées ont abouti à un tracé fixé selon la règle suivante : tous les cours d'eau dirigés vers le Pacifique seraient chiliens, et ceux dirigés vers l'Atlantique seraient argentins. D'où cette répartition des grands lacs
Nous quittons ces eaux d'un bleu profond et transparent pour accoster et visiter une forêt primaire, avec des arbres d'une hauteur impressionnante. Rendez vous compte, les plus vieux de ces arbres ont 1500 ans!
Continuant notre périple, nous allons prendre un autre bateau et voir un autre lac, le Lago Frias, aux eaux turquoises et opaques, tant elles sont remplies de sédiments provenant des glaciers dont elles descendent:
La présence des cendres en suspension ne nous permettent pas malheureusement d'avoir une luminosité optimale, ni de bien voir ce fameux glacier Tronador "le Tonnant", dont le nom provient des craquements énormes engendrés par la séparation de gros blocs de glace qui alimentent le lac en dessous. La particularité de ce glacier est sa couleur: noire. Les cendres y contribuent certainement, mais la couleur est surtout dûe au sol friable et gris qui se mélange à la glace. Par ci par là, on peut apercevoir un reflet bleuté, mais rien à voir avec la splendeur éclatante du Périto Moreno:
Voila un aperçu de ce que nous avons vu. Nous avons beaucoup apprécié cette région si différente de ce que nous avions vu jusque là, et il nous reste de nombreuses balades à pied à y faire si d'aventure nous y revenons... Je vous propose de regarder une vidéo et puis de consulter le diaporama qui vous en montreront plus encore:
A bientôt!



























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