samedi 5 février 2011

Aïe Aïe Aïe... que c'est haut!!

Aïe Aïe Aïe… c’est haut !


Réveil difficile…J’ai mal dormi, mal à la tête. Après une journée sans problème, la nuit a été agitée... C’est qu’on ne grimpe pas impunément à la hauteur du Mont Blanc. Debout, c’est très bien, c’est couchée que ça se gâte. Serge lui n’a rien ressenti, alors un doliprane, un bon petit déjeuner avec des petits pains cuits sur place, des œufs brouillés et c’est reparti !

Nous ne serons plus aussi haut pendant le reste de notre séjour, même si nous avoisinerons toujours les 4.000m. Ca fera toute la différence.

Un petit coucou, à deux pas de l’hôtel, à un Viscacha-chinchilla… Car en effet Myriame a raison, après enquête, ils sont bien de la même famille. Ne connaissant pas « intimement » de chinchilla, ça ne m’avait pas sauté aux yeux ! Toutes mes excuses à ces grosses bestioles qui finalement aiment bien poser pour les photos!


Notre route nous conduit à la lagune Ramadita, avec toujours ces paysages miroirs, les petits nuages ajoutant une couleur supplémentaire.













Des oiseaux, nous en verrons assez peu dans ces contrées inhospitalières















Mais toujours ces flamants majestueux et imperturbables. Nous essayons en vain de faire du bruit, de lancer des cailloux pour obtenir un cliché de l’envol, mais non, rien ! Le calme dans une parfaite indifférence. Ces animaux passent leur journée, le bec dans l’eau, au sens propre ! Je vous invite d’ailleurs à bien regarder leurs becs retournés ; ils se nourrissent en filtrant les petits éléments présents dans l’eau.



























Nous ne nous lassons pas de les observer.




























A côté de la lagune Hédionda, nous rencontrerons ce « renard » qui n’avait pas voulu se montrer au Chili. Un renard très cabotin d’ailleurs, qui fait le tour de notre 4x4 pour que je le photographie sous toutes les coutures ! Décidément, c’est bizarre : en Ethiopie, nous avions vu des loups d’Abyssinie, en nous disant qu’ils ressemblaient beaucoup à des renards, et ici, les renards ressemblent à des loups… En tous cas, c’est le principal prédateur des flamants dont il mange les œufs et les petits imprudents.





























Peu de végétation ici. Nous rencontrons partout ces énormes touffes vertes ou dorées et aussi des plaques de « yaretas » qui évoquent de grosses éponges, en bordure d’eau. C’est auprès de ces yaretas que nous rencontrons le plus souvent nos amis Viscachas.
















Un déjeuner préparé par Betty, que nous prendrons sous le parasol qui menace de s’envoler. De la viande de lama. Je crois que nous en avions déjà goûté. En tous cas, c’est bon et bien manger en pleine « cambrousse » dans un cadre aussi exceptionnel ne se représentera pas de sitôt !

























































Sur notre route, nous prenons le temps de voir de plus près le volcan Ollague, le seul dont en activité à cet endroit


Le temps se gâte, mais nous n’aurons pas d’eau Dans ce paysage de plus en plus désolé, nous ne verrons que quelques perdrix, et de plus en plus de sel

























Notre hôtel (de « pierre » celui là) fait partie de la même chaîne que celui de la veille

A côté de l’hôtel se trouve un petit village « brûlé » par les Chiliens, lors de la guerre du Pacifique entre 1879 et 1884 qui priva la Bolivie de son accès à la mer. Ceci est encore un problème pour le développement de ce pays et alimente une rancune tenace à l’égard de son voisin chilien



























Le Chili pour sa part consacre toujours le budget le plus important d’Amérique latine à son armée, et a miné toute sa frontière avec la Bolivie. Des pourparlers seraient en cours pour octroyer un accès à la mer, mais pas commode quand même avec une frontière à plus de 4.000m sur toute la longueur !

Avant de rentrer à l’hôtel, nous croisons ce pauvre perroquet qui semble sorti tout droit de son essoreuse ! Il a le « look province » , bien loin de ces animaux superbes que nous avions vus à Iguazu…



Le lendemain, après une bonne nuit cette fois, nous faisons route vers le fameux Salar d’Uyuni.

Au passage, nous nous arrêtons à la Cueva del Diablo, où nous voyons des formations de lave, résultat du contact entre la lave et l’eau, du temps où le salar était une mer. Ces formations se sont fixées sur les cactus et cette forêt semble bien étrange.


Nous trouvons également une nécropole pré inca, pillée naturellement depuis longtemps. Nous ne verrons que quelques ossements et une salle de stalactites formant des sortes de toiles d’araignées inhabituelles.





























Enfin, nous débouchons sur le salar. Situé à 3.658m, une surface de 12.500km², il est le plus grand désert de sel du monde (100km x 150km) et renferme le tiers des réserves de lithium de la planète… Le lithium n’est pas seulement utile en oligothérapie… Au moment où le monde s’intéresse aux voitures propres (électriques) il sera nécessaire pour les batteries.




























Les Boliviens n’en sont qu’au démarrage de l’exploitation dont ils espèrent beaucoup.
Attention, des touristes se sont déjà perdus dans le salar. Prendre son GPS ! Ici les boussoles sont « déboussolées » par la présence de tous les métaux composant le salar.

Un mariage (j’imagine,  je ne sais pas pourquoi,  des Japonais) a été célébré là. Original, non ?

Superbe étendue évoquant la glace. Un peu moins blanche par endroit. C’est qu’on attend la pluie, qui doit le recouvrir parfois de plus de 15cm et ne s’infiltrer que très lentement, en le laissant paraît il d’une blancheur immaculée.

Pour notre part, nous sommes contents que la pluie ne soit pas arrivée, parfois on ne peut plus passer en voiture, l’eau étant corrosive pour les véhicules à cause du sel qu’elle contient à ce moment là

Notre déjeuner, nous le prendrons (nous ne serons pas seuls !) sur l’ « île » d’Incahuasi.
































Une petite grimpette au sommet de cette île de lave, nous permettra d’admirer les plus beaux cactus que nous ayons vus (ils poussent d’ 1cm par an) dont certains ont vécu 1.000ans déjà. Ca relativise, non ?






























Ce soir, hôtel construit en briques de sel. Tout est en sel  et en bois de cactus!




























Surprise, Xavier nous a concocté un coucher de soleil-apéritif vin bolivien sur le salar. Nous nous postons à côté d’un sondage de lithium. Le vent souffle très fort. C’est beau !!


























mardi 1 février 2011

Entre Chili et Bolivie.

Une après midi détente aux sources thermales de Puritama, à + de 4000m. Ce sont des grands bassins d’eau à 32° alimentés par les résurgences d’une rivière souterraine. On prend plaisir à « tremper »,  un peu comme les hippo en Afrique…


 





























Dès le lendemain matin, nous partirons vers la Bolivie.
Que dire de San Pedro, en conclusion ? Car du Chili nous n’avons vu que cette toute petite ville et il faudrait revenir pour le connaître mieux !
Une petite ville donc, sans rues bitumées, que du sable partout et des pistes





























Ville dédiée aux routards, avec une infinité de petites « hostals », maisons d’hôte ou auberges. Le tout dans une ambiance fort sympathique et très relax le soir, dans des restaurants variés qui s’efforcent de s’adapter à leur clientèle en aménageant la cuisine locale.
Il faut reconnaitre que les prix sont élevés. Il n’y a pas d’autre ressource que le tourisme…
Tous les jeunes qui « tournent » par là s’essayent à différents sports : surf sur les dunes de sable, vélo dans la campagne environnante, ou ascensions de volcans. Aucun problème, il existe une qrande quantité de prestataires en tous genres pour organiser leurs journées et les cafés internet sont multiples et très performants.
On trouve aussi quelques retraités, dont beaucoup de Français, identifiables le soir, dans les restos, derrière une bouteille de bon vin chilien ! Tout ça dans une ambiance «montagne » avec de grosses tables en bois et des braséros au centre pour réchauffer l’atmosphère...

Point positif : aucun animal dangereux (ni serpents, ni moustiques ou autres). Tous découragés par le sel omniprésent et l’altitude.

Bon c’est pas tout ça ! En Bolivie, on va pas descendre en dessous de 4000m, alors on a acheté des gants et moi un grand foulard… Au cas où !

L’agence chilienne nous avait annoncé des douaniers procéduriers et un rendez vous peut être aléatoire. Nous avions donc pris de l’avance, mais la douane des deux côtés fut passée en moins de cinq minutes, et nous avons été réceptionnés par Xavier, notre guide en Bolivie, qui était là aussi depuis longtemps. Comme quoi…

Adieu Chili, bonjour Bolivie !

Donc avec Xavier, qui parle un Français impeccable, ayant passé huit mois à Boulogne sur Mer, comme assistant d’Espagnol, un chauffeur, Johnny, et une cuisinière Betty (mais oui ce sont leurs vrais noms, pas ceux donnés pour les touristes) + un gros 4x4 munis de bouteilles de gaz et de bidons d’essence sur le toit, on ne sait jamais. On part avec l’intendance, car bien sûr, dans ces contrés, pas de restaurants, c’est le désert… Betty fera donc la cuisine pour nous, fort bien d’ailleurs.

Nous en prenons plein les yeux. Avec en fond le volcan Licancabour, on découvre des lagunes aux couleurs plus étonnantes les une que les autres : la lagune verte d’abord, qui a la particularité de changer de couleur au cours de la journée. Nous la verrons verte translucide puis un peu turquoise, avec les reflets de ces montagnes aux allures de tiramisu géants.































Quelques flamants dont on se demande bien ce qui les pousse à rester dans des lieux aussi inhospitaliers, quoique superbes… Désert avec des températures extrêmes variant de +30 au moment où nous y sommes, à -20 dans les mois de juillet/aout.

Figurez vous qu’il arrive que ce pauvres flamants, qui ne dorment que sur une patte, la voient prise dans la glace durant leur sommeil, et que pour se dégager, ils ne trouvent d’autre solution que de « s’arracher ». C’est ainsi que nous avons pu voir pas mal d’animaux n’ayant qu’une patte et une moitié de l’autre seulement…


Un détail qui a son importance, la matière blanche que nous trouverons partout n’est ni de la neige, ni du sel, mais du Borax. Le borax est un sel inodore et incolore, qui se présente sous forme de paillettes ou de poudre. Il peut être irritant, et je vous confirme qu’il l’est. Durant tout notre séjour, j’aurai les yeux rouges, qui piquent et pleurent sans arrêt. J’aurais dû prendre du sérum, J’ai oublié, tant pis, pas de pharmacie dans le coin ! Le borax a plein d’utilisations que je vous engage à consulter




















Notre acclimatation a été réussie, nous dépassons les 5000m sans ressentir les effets désagréables que nous avions rencontrés à Cusco.

Nous avons fait route vers Sol de Maniana et ses geysers. Rien à voir avec ceux du Chili : ici c’est une sorte de magma qui s’agite, dans des fumées de souffre. On entend des battements rythmés qui évoque ceux d’un cœur. Avec cette odeur caractéristique d’œuf pourri, et ce bruit, on a le sensation de toucher l’enfer… Les photos ne rendent malheureusement pas très bien cette impression, le film si !




 




























Spectaculaire aussi, ce désert où nous trouvons tout à coup un groupe de rochers immenses, venus d’on ne sait quel volcan, avec une merveille sculptée par le vent et le sel : « l’arbre de pierre »



 


























Après une course avec d’autres 4x4 évoquant furieusement le Dakar ( d’ailleurs il y a des pourparlers pour le réaliser en Bolivie l’année prochaine), nous découvrons une équipe de Viskachas, les lapins locaux qui vivent à proximité des touffes vertes de Yareta et d’un improbable petit point d’eau.






 
























La lagune rouge (en raison de sédiments et de divers types d’algues) de 6km² nous permettra d’observer les flamants « Tokoko » de plus d’un mètre de haut. Quelques vigognes aussi














Pour terminer cette journée magique, nous arriverons au milieu de nulle part à l’hotel du désert, qui porte bien son nom. Rien vu aux alentours… Mais les jeunes qui le tiennent ont l’air de prendre la situation avec philisophie et regardent des DVD sur leur ordinateur quand il y a du courant, c'est-à-dire de 18h30 à 22h. Car oui, même ici, nous aurons de l’eau chauffée au soleil, et de l’électricité dans une chambre très confortable. Et c’est Betty qui cuisinera notre dîner avec les provisions qu’elle a apportées