Réveil difficile…J’ai mal dormi, mal à la tête. Après une journée sans problème, la nuit a été agitée... C’est qu’on ne grimpe pas impunément à la hauteur du Mont Blanc. Debout, c’est très bien, c’est couchée que ça se gâte. Serge lui n’a rien ressenti, alors un doliprane, un bon petit déjeuner avec des petits pains cuits sur place, des œufs brouillés et c’est reparti !
Nous ne serons plus aussi haut pendant le reste de notre séjour, même si nous avoisinerons toujours les 4.000m. Ca fera toute la différence.
Un petit coucou, à deux pas de l’hôtel, à un Viscacha-chinchilla… Car en effet Myriame a raison, après enquête, ils sont bien de la même famille. Ne connaissant pas « intimement » de chinchilla, ça ne m’avait pas sauté aux yeux ! Toutes mes excuses à ces grosses bestioles qui finalement aiment bien poser pour les photos!
Notre route nous conduit à la lagune Ramadita, avec toujours ces paysages miroirs, les petits nuages ajoutant une couleur supplémentaire.
Des oiseaux, nous en verrons assez peu dans ces contrées inhospitalières
Mais toujours ces flamants majestueux et imperturbables. Nous essayons en vain de faire du bruit, de lancer des cailloux pour obtenir un cliché de l’envol, mais non, rien ! Le calme dans une parfaite indifférence. Ces animaux passent leur journée, le bec dans l’eau, au sens propre ! Je vous invite d’ailleurs à bien regarder leurs becs retournés ; ils se nourrissent en filtrant les petits éléments présents dans l’eau.
Nous ne nous lassons pas de les observer.
A côté de la lagune Hédionda, nous rencontrerons ce « renard » qui n’avait pas voulu se montrer au Chili. Un renard très cabotin d’ailleurs, qui fait le tour de notre 4x4 pour que je le photographie sous toutes les coutures ! Décidément, c’est bizarre : en Ethiopie, nous avions vu des loups d’Abyssinie, en nous disant qu’ils ressemblaient beaucoup à des renards, et ici, les renards ressemblent à des loups… En tous cas, c’est le principal prédateur des flamants dont il mange les œufs et les petits imprudents.
Peu de végétation ici. Nous rencontrons partout ces énormes touffes vertes ou dorées et aussi des plaques de « yaretas » qui évoquent de grosses éponges, en bordure d’eau. C’est auprès de ces yaretas que nous rencontrons le plus souvent nos amis Viscachas.
Un déjeuner préparé par Betty, que nous prendrons sous le parasol qui menace de s’envoler. De la viande de lama. Je crois que nous en avions déjà goûté. En tous cas, c’est bon et bien manger en pleine « cambrousse » dans un cadre aussi exceptionnel ne se représentera pas de sitôt !
Sur notre route, nous prenons le temps de voir de plus près le volcan Ollague, le seul dont en activité à cet endroit
Le temps se gâte, mais nous n’aurons pas d’eau Dans ce paysage de plus en plus désolé, nous ne verrons que quelques perdrix, et de plus en plus de sel
Notre hôtel (de « pierre » celui là) fait partie de la même chaîne que celui de la veille
A côté de l’hôtel se trouve un petit village « brûlé » par les Chiliens, lors de la guerre du Pacifique entre 1879 et 1884 qui priva la Bolivie de son accès à la mer. Ceci est encore un problème pour le développement de ce pays et alimente une rancune tenace à l’égard de son voisin chilien
Le Chili pour sa part consacre toujours le budget le plus important d’Amérique latine à son armée, et a miné toute sa frontière avec la Bolivie. Des pourparlers seraient en cours pour octroyer un accès à la mer, mais pas commode quand même avec une frontière à plus de 4.000m sur toute la longueur !
Avant de rentrer à l’hôtel, nous croisons ce pauvre perroquet qui semble sorti tout droit de son essoreuse ! Il a le « look province » , bien loin de ces animaux superbes que nous avions vus à Iguazu…
Le lendemain, après une bonne nuit cette fois, nous faisons route vers le fameux Salar d’Uyuni.
Au passage, nous nous arrêtons à la Cueva del Diablo, où nous voyons des formations de lave, résultat du contact entre la lave et l’eau, du temps où le salar était une mer. Ces formations se sont fixées sur les cactus et cette forêt semble bien étrange.
Nous trouvons également une nécropole pré inca, pillée naturellement depuis longtemps. Nous ne verrons que quelques ossements et une salle de stalactites formant des sortes de toiles d’araignées inhabituelles.
Enfin, nous débouchons sur le salar. Situé à 3.658m, une surface de 12.500km², il est le plus grand désert de sel du monde (100km x 150km) et renferme le tiers des réserves de lithium de la planète… Le lithium n’est pas seulement utile en oligothérapie… Au moment où le monde s’intéresse aux voitures propres (électriques) il sera nécessaire pour les batteries.
Les Boliviens n’en sont qu’au démarrage de l’exploitation dont ils espèrent beaucoup.
Attention, des touristes se sont déjà perdus dans le salar. Prendre son GPS ! Ici les boussoles sont « déboussolées » par la présence de tous les métaux composant le salar.
Un mariage (j’imagine, je ne sais pas pourquoi, des Japonais) a été célébré là. Original, non ?
Superbe étendue évoquant la glace. Un peu moins blanche par endroit. C’est qu’on attend la pluie, qui doit le recouvrir parfois de plus de 15cm et ne s’infiltrer que très lentement, en le laissant paraît il d’une blancheur immaculée.
Pour notre part, nous sommes contents que la pluie ne soit pas arrivée, parfois on ne peut plus passer en voiture, l’eau étant corrosive pour les véhicules à cause du sel qu’elle contient à ce moment là
Notre déjeuner, nous le prendrons (nous ne serons pas seuls !) sur l’ « île » d’Incahuasi.



























