mardi 1 février 2011

Entre Chili et Bolivie.

Une après midi détente aux sources thermales de Puritama, à + de 4000m. Ce sont des grands bassins d’eau à 32° alimentés par les résurgences d’une rivière souterraine. On prend plaisir à « tremper »,  un peu comme les hippo en Afrique…


 





























Dès le lendemain matin, nous partirons vers la Bolivie.
Que dire de San Pedro, en conclusion ? Car du Chili nous n’avons vu que cette toute petite ville et il faudrait revenir pour le connaître mieux !
Une petite ville donc, sans rues bitumées, que du sable partout et des pistes





























Ville dédiée aux routards, avec une infinité de petites « hostals », maisons d’hôte ou auberges. Le tout dans une ambiance fort sympathique et très relax le soir, dans des restaurants variés qui s’efforcent de s’adapter à leur clientèle en aménageant la cuisine locale.
Il faut reconnaitre que les prix sont élevés. Il n’y a pas d’autre ressource que le tourisme…
Tous les jeunes qui « tournent » par là s’essayent à différents sports : surf sur les dunes de sable, vélo dans la campagne environnante, ou ascensions de volcans. Aucun problème, il existe une qrande quantité de prestataires en tous genres pour organiser leurs journées et les cafés internet sont multiples et très performants.
On trouve aussi quelques retraités, dont beaucoup de Français, identifiables le soir, dans les restos, derrière une bouteille de bon vin chilien ! Tout ça dans une ambiance «montagne » avec de grosses tables en bois et des braséros au centre pour réchauffer l’atmosphère...

Point positif : aucun animal dangereux (ni serpents, ni moustiques ou autres). Tous découragés par le sel omniprésent et l’altitude.

Bon c’est pas tout ça ! En Bolivie, on va pas descendre en dessous de 4000m, alors on a acheté des gants et moi un grand foulard… Au cas où !

L’agence chilienne nous avait annoncé des douaniers procéduriers et un rendez vous peut être aléatoire. Nous avions donc pris de l’avance, mais la douane des deux côtés fut passée en moins de cinq minutes, et nous avons été réceptionnés par Xavier, notre guide en Bolivie, qui était là aussi depuis longtemps. Comme quoi…

Adieu Chili, bonjour Bolivie !

Donc avec Xavier, qui parle un Français impeccable, ayant passé huit mois à Boulogne sur Mer, comme assistant d’Espagnol, un chauffeur, Johnny, et une cuisinière Betty (mais oui ce sont leurs vrais noms, pas ceux donnés pour les touristes) + un gros 4x4 munis de bouteilles de gaz et de bidons d’essence sur le toit, on ne sait jamais. On part avec l’intendance, car bien sûr, dans ces contrés, pas de restaurants, c’est le désert… Betty fera donc la cuisine pour nous, fort bien d’ailleurs.

Nous en prenons plein les yeux. Avec en fond le volcan Licancabour, on découvre des lagunes aux couleurs plus étonnantes les une que les autres : la lagune verte d’abord, qui a la particularité de changer de couleur au cours de la journée. Nous la verrons verte translucide puis un peu turquoise, avec les reflets de ces montagnes aux allures de tiramisu géants.































Quelques flamants dont on se demande bien ce qui les pousse à rester dans des lieux aussi inhospitaliers, quoique superbes… Désert avec des températures extrêmes variant de +30 au moment où nous y sommes, à -20 dans les mois de juillet/aout.

Figurez vous qu’il arrive que ce pauvres flamants, qui ne dorment que sur une patte, la voient prise dans la glace durant leur sommeil, et que pour se dégager, ils ne trouvent d’autre solution que de « s’arracher ». C’est ainsi que nous avons pu voir pas mal d’animaux n’ayant qu’une patte et une moitié de l’autre seulement…


Un détail qui a son importance, la matière blanche que nous trouverons partout n’est ni de la neige, ni du sel, mais du Borax. Le borax est un sel inodore et incolore, qui se présente sous forme de paillettes ou de poudre. Il peut être irritant, et je vous confirme qu’il l’est. Durant tout notre séjour, j’aurai les yeux rouges, qui piquent et pleurent sans arrêt. J’aurais dû prendre du sérum, J’ai oublié, tant pis, pas de pharmacie dans le coin ! Le borax a plein d’utilisations que je vous engage à consulter




















Notre acclimatation a été réussie, nous dépassons les 5000m sans ressentir les effets désagréables que nous avions rencontrés à Cusco.

Nous avons fait route vers Sol de Maniana et ses geysers. Rien à voir avec ceux du Chili : ici c’est une sorte de magma qui s’agite, dans des fumées de souffre. On entend des battements rythmés qui évoque ceux d’un cœur. Avec cette odeur caractéristique d’œuf pourri, et ce bruit, on a le sensation de toucher l’enfer… Les photos ne rendent malheureusement pas très bien cette impression, le film si !




 




























Spectaculaire aussi, ce désert où nous trouvons tout à coup un groupe de rochers immenses, venus d’on ne sait quel volcan, avec une merveille sculptée par le vent et le sel : « l’arbre de pierre »



 


























Après une course avec d’autres 4x4 évoquant furieusement le Dakar ( d’ailleurs il y a des pourparlers pour le réaliser en Bolivie l’année prochaine), nous découvrons une équipe de Viskachas, les lapins locaux qui vivent à proximité des touffes vertes de Yareta et d’un improbable petit point d’eau.






 
























La lagune rouge (en raison de sédiments et de divers types d’algues) de 6km² nous permettra d’observer les flamants « Tokoko » de plus d’un mètre de haut. Quelques vigognes aussi














Pour terminer cette journée magique, nous arriverons au milieu de nulle part à l’hotel du désert, qui porte bien son nom. Rien vu aux alentours… Mais les jeunes qui le tiennent ont l’air de prendre la situation avec philisophie et regardent des DVD sur leur ordinateur quand il y a du courant, c'est-à-dire de 18h30 à 22h. Car oui, même ici, nous aurons de l’eau chauffée au soleil, et de l’électricité dans une chambre très confortable. Et c’est Betty qui cuisinera notre dîner avec les provisions qu’elle a apportées

















4 commentaires:

  1. ma chère Agnès c'est très instructif de te lire.
    J'avoue que cela me tente... la Bolivie je ne connais pas mais nous pourrons parler un peu du Chili ... a plus tard
    et félicitations. pour tes commentaires de voyage.
    Amicalement
    Alain

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  2. LES PAYSAGES SONT SUBLIMES MAIS LE FROID, MERCI ON A CE QU'IL FAUT ICI !!!!
    BISOUS A VOUS 2

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  3. Coucou !
    Ah ça donne envie dites-moi ! Bravo pour le blog. C'est très sympa les bonus photos (de mon temps ça n'existait pas !...).
    Je vois que vous profitez bien. J'ai hête de voir les films avec les fumerolles et les gros lapins.
    Une petite crêpe pour vous ce soir ? Ou peut-être la fête du Têt ?!!! C'est qu'à Nouméa les deux sont importants : 1er titre des infos du jour !
    Gros bisous et faites-nous encore rêver...
    Céline

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  4. bonsoir,
    encore de magnifiques images que dire de plus c'est vraiment sublime ...
    Je me demande si les gros lapins comme vous les avez surnommé ne sont pas de la famille des chinchillas car pour en avoir un moi même à la maison c'est vraiment à l'identique sauf que ceux que vous avez photographié sont beaucoup plus gros et je pense que ça correspond car le chinchilla vient d'Amérique du Sud donc je ne dois pas être loin de la vérité LOL
    en tout cas merci encore pour nous faire partager votre périple c'est vraiment très enrichissant ...
    Bonne continuation et on attend la suite avec impatience
    amitiés à vous 2
    Myriame

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