mardi 14 décembre 2010

Un lundi au soleil..

Samedi dernier, nous avions décidé de nous rendre à un concours de Tango (non,non..pour regarder, évidemment !) en plein air, organisé à Puerto Madeiro, à17h.

Nous sommes donc partis à 11h pour traverser toute la ville, sous un chaud soleil et n’avons fait qu’un arrêt « glace ». 8 km environ.. Sur le chemin, Palermo « chico ». C’est là que vous vous installerez si la fortune vous sourit… Les arbres sont maintenus assez bas pour que les bus ne puissent pas entrer dans ce quartier :

Sur le chemin également, la « Floralis générica » dont les pétales se ferment la nuit. Elle a été offerte à BA par l’architecte Edouardo Catalano :

Regardez bien au centre, l'avion décolle

A 17h précises, malheureusement, un orage violent, avec une pluie digne d’une mousson, mais en froid , a eu raison de nos parapluies.. Nos chaussures ont vite été transformées en éponges, l’eau ne s’écoulant plus et je ne vous dis pas jusqu’où nous étions trempés ! Bref, Tango annulé + retour en taxi et bon bain chaud ! Mais quand on verra maintenant aux prévisions « risques de tempête » on se souviendra aussi du vent qui a soufflé toute la nuit (pas 1999 mais pas très loin..)

Aujourd’hui, beau temps revenu, direction « Plazza de Mayo », avec la cathédrale qui évoquera certainement pour les Français notre « Madeleine »


Les 12 colonnes symbolisent les 12 apôtres et la sculpture du fronton a été réalisée par le Français Du Bourdieu

Pour les Argentins, c’est surtout le lieu où repose le Gal San Martin, « El Libertador », qui a libéré du joug espagnol le Chili, l’Argentine, le Pérou, la Bolivie et l’Uruguay. Il est mort à Boulogne / Mer



Et le Palais présidentiel, la « Casa Rosada », résidence de la Présidente, Cristina Kirchner, 57 ans, 1ère Présidente élue des Amériques.



Elle a succédé à son mari Nestor Kirchner, qui a effectué 2 mandats et qui vient de décéder en novembre 2010 d’une crise cardiaque. Elle a de nombreux défis à relever, en particulier la pauvreté et une inflation galopante.
Le Palais était ouvert... nous sommes rentrés !






























Quelques conseils pratiques : vous savez maintenant que dans le métro, on garde son sac à dos sur ses genoux…bien serré contre soi ! Mais pour ce qui est de la circulation à pied, je vous conseille d’être très attentifs. Certes, tous les Argentins ne s’appellent pas Juan Manuel Fangio, mais beaucoup y prétendent ! Ils respectent les feux, mais si c’est vert, c’est vert et ils vous le feront savoir en fonçant droit sur vous, en klaxonnant. De plus pratiquement toutes les rues sont à angles droit et comme à New York à sens unique, une sur deux. Ce qui veut dire que les centaines de bus de BA circulent à toute allure, et je vous conseille de rester côté maisons.. Le frôlement d’un rétro de bus est assez impressionnant ! Et dites vous que traverser l’avenue du 9 Juillet (nos Champs Elysées) demande de la prudence : 18 voies tout de même.. Tiens au fait, c’est là que se situe notre superbe ambassade :


Nous avons quitté la Place de Mai, pour le vieux quartier de San Telmo, caractérisé par des maisons basses, de type coloniales, qui donnent un charmant petit air « province » très reposant.



Sur la Plazza Dorrego, nous avons dégusté des empenadas (on en reparlera) et regardé une démonstration de tango.

































Superbe non ?

Ah oui, je vous confirme que les sapins et les déco de Noël se multiplient dans les entrées d’immeubles.. Mais comment vous dire, ça a quelque chose d’ « incongru » ici… Pour moi, Noël, c’est vraiment la neige, le froid, la lumière qui manque.. Un temps de Paris quoi ! Joyeux Noël à tous !!

Pour rire : Aujourd’hui, 2 Argentines m’ont demandé leur chemin.. Je les ai renseignées, je ne sais pas si elles sont arrivées! Faut croire que je ressemble de plus en plus à la régionale de l’étape… quoique : j’ai demandé, moi, à un Argentin ou se trouvait la « Inglesia ortodoxa rusa » et il m’a dit « « I do’nt speak English » …Cherchez l’erreur !


 


samedi 11 décembre 2010

C’est pas comme ça,  chez nous !!


A peine arrivés, nous l’avons constaté, ici c’est très européen, mais pas tout à fait comme chez nous quand même !

D’abord le bruit.. De jour comme de nuit, nous entendons des klaxons, des trains, des avions, des bus qui circulent 24h /24 pour des prix modiques (0,20 cts d’€ le voyage que l’on règle en pièces uniquement),


Des nuées de taxi noirs et jaunes à des prix « compteur » très abordables, sans compter les chantiers de constructions et les fêtards qui ne se privent pas de vous faire partager leur joie.. Mais bon, malgré tout ça, et quoiqu’il n’y ait pas d’accalmie avant minuit et demi, on dort très bien ! D’ailleurs, faut pas perdre de temps, les premiers levés se manifestent des 6heures ! Je vous fais grâce des véhicules de police et du Samu avec leurs sirènes à l’américaine..

Bref, je me suis dit qu’un petit comparatif vous intéresserait peut être

Noël arrive tardivement, mais arrive quand même dans les magasins :






























D’ailleurs, on peut acheter des sapins de toutes les couleurs :



Dans le supermarché  où nous faisons nos courses, les rayons regorgent de victuailles (non je regrette, pas de foie gras jusqu’à aujourd’hui… mais des champagnes argentins à gogo) . On a essayé un vin rouge excellent.Je vous vous raconterai le champagne plus tard!






























Ici, on peut acheter des fleurs dans les rues, à tout moment ; il y a un kiosque tous les 500 mètres dans les rues commerçantes et tous les kilomètres dans les autres :



Dans les rues, on n’a jamais trop chaud, il y a toujours des arbres qui abritent les trottoirs et les voitures. Et puis ça évite la sensation du « tout béton » :



Les Porteños adorent les chiens ..souvent même les gros chiens ! Alors ils ont trouvé une solution qui arrange tout le monde : des étudiants, pour financer leurs études, s’instituent « promeneurs de chiens ». Ils en promènent parfois plus d’une douzaine dans un calme absolu (sans compter ceux qui ne sont pas attachés mais qui suivent le mouvement, par jalousie sans doute !) . Ils les gardent la demi journée et les ramènent à leur domicile. Je me suis laissée dire que ce métier faisait son apparition à Paris..


Ici, on a un gros appétit.. Regardez ce plat pour une personne, qui vaut l’équivalent de 11 €.. Vous pouvez tout aussi bien commander ce plat pour 2. Personne ne s’en offusquera. Pareil pour les pizzas : prenez la grande taille (il y en a généralement 3) pour 2.


Pendant qu’on parle nourriture, ici vous aurez l’impression qu’on mange toute la journée.. Les cafés sont innombrables et les Argentins y stationnent parfois plusieurs heures pour y lire le journal ou discuter entre amis. Il y a des menus tout prêts, autour de 4 €, comprenant des cafés nature, à la mousse de lait, à la crème fouettée, accompagnée souvent de 3 petits croissants, de muffins ou de toasts ou même de sandwiches ou de pizzetas comme ceci :



Bien souvent à midi (c'est-à-dire entre midi et 16 heures) les Argentins déjeuneront comme ça.

Enfin, pour terminer, je vais vous faire sourire : ici, on fait la queue pur attendre le bus.. mais attention, on se met l’un derrière l’autre et on attend son tour, si, si je vous jure ! C’est pas à Paris qu’on verrait ça, non ? Personne n’essaie de passer devant l’autre, pas croyable !!



Par contre, et je crois que ça, c’est comme chez nous, devant une billetterie, il y avait une queue de plusieurs centaines de mètre (mais ordonnée bien sûr). Des jeunes attendaient tranquillement leurs billets : c’était pour le concert de U2..


 

jeudi 9 décembre 2010

Visite aux Anciens..



Ce matin, nous avons donc décidé de nous rendre au Cimetière de Recoleta, inauguré en 1882



C’est là que sont enterrés les Argentins les plus célèbres tels que héros militaires, Présidents, politiciens influents, célébrités locales et riches inconnus.

































Au nombre des plus célèbres, naturellement, Evita Perón,



Mais, pour ma part, j’ai un petit faible pour ces tombeaux d’inspirations improbables:






























Et surtout pour celui-ci, dont je vous conte l’histoire :


Un couple uni depuis de longues années, une entente peut être un peu moins cordiale qu’aux premiers jours.. La dame décède, le mari décide de l’enterrer dans un très beau tombeau, (on doit tenir son rang quand même) et place le buste de son épouse bien en évidence. Toutefois, à sa propre mort, vous constaterez qu’il s’est fait représenter « en entier » sur son fauteuil, et tournant le dos à la défunte située au niveau inférieur..
Les dames apprécieront comme moi, j'en suis sûre!

Allez Zoo


L’après midi, pour finir sur une note optimiste, nous nous sommes dirigés vers le zoo.. Finalement, on pourrait dire que la plus gaie des deux visites n’est pas celle qu’on pourrait croire..






















Je m’étais interrogée sur les opinions contradictoires de nos guides sur ce zoo, et je voulais me faire ma propre opinion. Elle est faite : si vous avez eu la chance de voir les animaux en Afrique, ou même dans des zoo comme celui de Singapour.. passez votre chemin !






























Celui-ci est dans un cadre qui a du être joli, mais qui demanderait à être entièrement rénové. Les volières sont rouillées et sans charme. Le plus frappant est tous ces enclos vides ou occupés par un seul animal. Une pensée toute particulière aux pauvres dromadaires, en pleine mue, qui m’ont vaguement rappelé ces bêtes splendides et fières que nous avions croisées en Ethiopie



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 














Et une anecdote pour terminer..


Si un jour dans le métro, à Buenos Aires comme dans d’autres capitales du monde, trois messieurs vous laissent une place assise, ne croyez pas comme moi que c’est par pure gentillesse !! Non, c’est simplement que votre sac à dos est à meilleure hauteur pour y prendre le portefeuille qui s’y trouve..
Ce n’était même pas une bonne affaire, il n’y avait pratiquement pas d’argent. Mais tracasseries administratives pour obtenir un dépôt de plainte pour la carte bancaire..
Visa nous a envoyé au consulat, qui bien sûr ne s’occupait pas de ces problèmes là, mais qui nous a dirigés vers le commissariat pour touristes de l’avenue Corrientes où aurait peut être travaillé quelqu’un qui parlait Français.. C’est sûr, cette personne n’est plus là ! mais un charmant Argentin qui parlait mi-anglais, mi espagnol, m’a expliqué qu’un vol dans le métro c’était embêtant parce qu’il fallait porter plainte dans l’office spécial du métro, puis à la police.. après ! Alors que si on s’apercevait du vol dans la rue, le commissariat était compétent.
Alors ça a fini comme ça : une dame du commissariat des touristes m’a accompagnée au commissariat normal et a tout expliqué : au bout d’une heure et demie, j’avais mon dépôt de plainte !!
Aurait on été aussi sympa chez nous ? J'en appelle aux pro..

lundi 6 décembre 2010

Un dimanche à la « Porteños »

Ce dimanche, malgré les coups de soleil dans le cou (je sais...il y a des soucis météorologiques plus graves que les nôtres), nous avons décidé de suivre le même chemin que les « Porteños » qui sont les habitants de Buenos Aires.



Comme vous le verrez par la suite, Buenos Aires est une ville essentiellement européenne, de 3 millons d’habitants, 13 avec sa banlieue,  le 1/3 de sa population totale, réunissant des enfants d’immigrés italiens, espagnols, français, anglais et allemands et autres, arrivés ici au gré des circonstances internationales.


Vous ne vous y sentirez pas dépaysés. Regardez les arriver au parc situé à 500 mètres de notre appartement :

















 












Un petit air de Central Park, non ?




 

Un concert en plein air :

Le jardin japonais très zen :















Avec son mémorial aux immigrants, inauguré lors d’une visite récente de l’empereur

Des avions qui atterrissent et décollent de l’aéroport domestique « Aeroparque » presque en centre ville :

Voila, c’était une journée tranquille:



La photo du jour:

c'est sûr, faut inventer les lunettes de soleil!

Demain, promis, on se cultive !