lundi 10 janvier 2011

Colonia Del Sacramento - Uruguay


Nous avons décidé de visiter ce petit endroit idyllique vanté par les habitants de Buenos Aires pour son calme, et son histoire. Il est à noter que Colonia est inscrite au Patrimoine Mondial de l’Unesco depuis 1999.
Nous avions eu quelques inquiétudes avec le temps, car la nuit précédent notre départ, s’est produit un gros orage et le temps était encore très menaçant lorsque nous avons pris le bateau :





























Un rappel : Buenos Aires est situé sur une rive de l’estuaire du Rio de la Plata et Colonia se trouve sur la rive opposée, à une heure de bateau environ :


Toute la matinée, nous avons hésité entre pluie et nuages, mais finalement, le soleil est arrivé pendant que nous déjeunions, ce qui me permet de vous montrer des photos beaucoup plus colorées.

L’ancienne ville de Colonia fut crée en 1680, par le Portugais Manuel de Lobo. Elle changea de pays au fil des traités, et fut un temps Espagnole, Portugaise, Brésilienne pour devenir Uruguayenne lorsque ce pays prit son indépendance.

Colonia rappelle le centre de Lisbonne avec ses rue tortueuses, pavées et ses maisons colorées :































Carte en céramique du village datant de 1762






























On accède au centre historique par le pont-levis, datant de 1745, édifié par le gouverneur portugais



On peut encore visiter un intérieur de maison avec ses meubles d’époque, dans la Casa Nacarello.






















Les rues pavées sont extrêmement rustiques… Il est conseillé de bien regarder ou on met les pieds :




















La Basilique du Saint Sacrement est typique des églises portugaises





























Dans ce village, c’est le royaume des voitures anciennes,


Mais saviez vous qu’il existe des voitures « pots de fleurs » ?



Nous avons aussi rencontré un colibri, dont les ailes battent si vite qu’on les devine à peine :


C’est aussi un bord de mer reposant



Bref, notre journée fut très agréable. Nous aurions pu également pousser jusqu’à Montévidéo, capitale de l’Uruguay ou Punta Del Este, station balnéaire très fréquentée par les Argentins, peut être  une autre fois?
Nous avons repris notre énorme bateau (600 à 700 passagers avec magasins, bars restaurants, et salons divers) dans le terminal ultra moderne de Colonia pour rejoindre Buenos Aires.



Mardi, nous prendrons le bus vers le nord de l’Argentine, en direction du Chili et de la Bolivie.

Ce sera silence blog, pendant 15 jours, puisque notre balade se passe aux alentours de 4000m, en plein désert, et que l’ordinateur restera sagement ici !

A bientôt donc, pour de plus belles photos encore !



vendredi 7 janvier 2011

Images d’archives…

Depuis le début Décembre je vous parle de Buenos Aires. Il est temps de vous aérer et de sortir de la ville!
Comme je vous l’ai dit, nous étions déjà venus en novembre 2008,  et je vais  utiliser des images de ce voyage pour vous raconter un peu de la Patagonie, car nous n’y retournerons pas cette année.
Ce périple va nous mener de la côte atlantique, Puerto Madryn et la presqu’île de Valdes, classée depuis 1999 au patrimoine mondial de l’Unesco :



























à la Patagonie intérieure ….


La première étape nous a donc conduits à Punta Tombo, à 165 km de Puerto Madryn pour voir la plus grande colonie au monde de manchots de Magellan. Arrivés en septembre, les mâles remettent en état les nids de l’année passée, et lorsque ce travail est terminé, les femelles arrivent et choisissent alors le conjoint de l’année, en même temps que la maison qui les abritera… (enfin une organisation intelligente !)



























Chaque femelle pond deux œufs qui vont éclore en Novembre.
Une mortalité importante frappe les petits dont 40% vont disparaître, mais les survivants vont acquérir leur plumage définitif en janvier, et après avoir appris à nager,  repartiront avec les adultes en Mars, pour les eaux subantarctiques. Plus de 300km à la moyenne de 8km/heure !


Ne vous fiez pas aux apparences, ces charmantes petites bêtes vous regardent très gentiment, mais "pincent" aussi très fort! J'en ai fait l'expérience..
Ils seront de retour l’année suivante pour reprendre la longue histoire de la vie des manchots.

Sur cette côte, nous avons également rencontrés les éléphants de mer. Une des plus grandes espèces de phoques de la planète. On ne peut pas dire qu’ils soient extrêmement « sexy »… Passant toute la journée vautré, et grognant, le mâle garde un œil sur son harem ou mène des combats féroces avec ses rivaux, pour établir la hiérarchie. Ces énormes bêtes peuvent peser jusqu’à 3 Tonnes et mesurer jusqu’à 5 mètres.

























Inutile de vous dire que dans cette espèce, à l’inverse des manchots, la femelle n’a rien à dire dans le choix de son compagnon. Là, c’est lui seul qui choisit son harem le plus nombreux possible et les mâles éconduits demeurent seuls à la lisière de la communauté… Triste vie !

Pour changer, nous avons embarqué dans la presqu’île de Valdes, à la recherche des baleines franches australes.


16 mètres de long pour 50 Tonnes tout de même. Il vaut mieux éviter qu’elles passent sous le bateau, bien que celui-ci soit costaud !
Elles viennent se reproduire à cet endroit avec les otaries et les éléphants de mer.
Elles arrivent en Mai, ont leurs petits en Juillet et repartent en Décembre. Il faut savoir qu’à sa naissance, un baleineau mesure 5,5mètres… Une baleine ingère 300Kg de krill en une heure seulement…
Dans le golfe de Valdes on a pu dénombrer 732 individus sur les 7000 qui existent au monde.
























A partir de là, nous avons pris la route pour traverser la Patagonie sur 300 km environ. Nous n’avons pas croisé plus d’une dizaine de voitures durant ce périple sur piste, mais à chaque fois, il est d’usage de s’arrêter et de demander à l’autre si tout va bien et s’il n’a pas besoin d’une aide quelconque.


Il est d’ailleurs admis, qu’en cas de besoin justifié, un voyageur prélève un mouton pour se nourrir, à la condition expresse de laisser sa peau et sa laine sur la barrière bordant l’estancia propriétaire de l’animal. Cette version est celle de notre guide… je la crois vraie car la vie est très dure dans ce pays balayé par des vents violents et glacés, dans lequel on rencontre une estancia tous les 25 ou 30 km. Les gens qui y habitent vivent en autarcie avec des radios pour communiquer, mais c’est une vie « à la dure ». Là on peut vraiment parler d’aventuriers qui se débrouillent par eux même en toutes circonstances, et notamment, en ce qui concerne les femmes, pour les naissances !

Et le climat est plus que rude !

Néanmoins, les paysages sont magnifiques, et les petites boites aux lettres qui ne voient le facteur qu’une fois par mois environ, rappellent la solitude extrême des ces habitants



Au bout de notre traversée, une forêt pétrifiée vieille de plus d’ 1 Million d’années. Dans ce paysage lunaire, et excessivement venteux, des araucarias de 35m de long et de 3m de diamètre, qui poussaient dans un climat chaud et humide, ont été ensevelis par la cendre et la lave lors d’éruptions violentes. De ce fait ils ont été enfouis et protégés. Ils ont réapparu, sous forme de bois fossilisés, lors d’une modification climatique, dégagés par le vent violent permanent de cette région.



























Je vous laisse constater l’énormité de ces arbres, intacts..

























Pour terminer, en revenant à Buenos Aires un court instant, deux rencontres improbables :


Deux rues se croisent...

Si vous avez bien suivi les épisodes précédents, vous savez pourquoi il existe cette rue à BA

Par contre, il  n'y a pas de rue Paris!

Dans le prochain message, je vous emmène en Uruguay, à Colonia...

lundi 3 janvier 2011

Feliz Año Nuevo 2011


Nous voila donc déjà en 2011… Un mois s’est écoulé depuis notre départ et donc le tiers du séjour. C’est comme la vie, on se dit au début que ce sera très long, et puis soudain, on se rend compte que tout s’emballe !
Bref, on est entrés en 2011, mais pas dans l’enthousiasme décrit par certains guides touristiques. On s’est bien demandé où étaient passés les Brésiliens qui devaient mettre le feu !

On a commencé par un repas de fête.
Comme on le craignait, Santa Fé était assez déserte à 22h et le resto qu’on avait projeté de se faire, avait fermé sans le moindre avis pour prévenir, évidemment !
On s’est rabattu sur un resto de doux-dingues où nous avions dégusté il y a deux ans, une glace absolument indescriptible…

D’emblée, le serveur aussi dingue que celui d’il y a deux ans (tu te souviens JP ?) nous a prévenus qu’il y avait 25 Ars de plus et que les plats étaient les mêmes, mais plus chers de 30%... Nous avons constaté avec surprise que la plupart des convives mangeaient des pizzas et des pâtes avec de la bière et des sodas, comme d’habitude mais pour 30% plus cher !

Moyennant quoi, il nous a offert des cocktails que les autres n’avaient pas et c’est là que j’ai eu la mauvaise idée de commander une entrée pour deux puis 2 tournedos gigantesques.. D’où quiproquo : un plat est arrivé avec l’entrée et reparti. Il a attendu qu’on ait fini, mais quand il est revenu, il n’y en avait qu’un ! On s’est partagé le premier puis le second qui est arrivé 15 minutes après et qui heureusement était bien meilleur parce que chaud!!



Le serveur était mort de rire, et nous aussi ! Pour le café, il nous a apporté des mignardises qui remplaçaient sans difficulté le dessert.



Bref, avec le vin, nous avons eu une addition de 80 € pour deux, et beaucoup de rires, sans compter nos voisines de plus de 80 ans avec qui on a entamé une discussion très difficile mais bien sympathique ! Une soirée bien agréable somme toute !

Ensuite nous avons rejoint l’obélisque, pensant qu’il y aurait un feu d’artifice. Notre serveur nous avait bien dit « c’était mieux avant.. ». On aurait dû l’écouter.




























Du monde, il y en avait, mais pas de festivités organisées du tout. Juste des petits feux d’artifice que chacun avait pu acheter. Une ambiance très bon enfant, sans plus. A 2 heures, on a rejoint notre lit avec un taxi super sympa, il y en a !

Par conscience professionnelle, nous sommes retournés l’avenue du 9 juillet, à 13heures pour le départ du DAKAR.





























Je dois reconnaître qu’il y a un vrai engouement des Portenios pour cet évènement. Ils s’étaient déplacés en très grand nombre, et ils avaient bien du mérite ! En plein soleil, attendre jusqu’à 14h30 avec une soi-disant animation qui consistait en quelques voitures distribuant des pare-soleils pour voitures, et beaucoup de parlottes !
Ensuite une présentation de chaque candidat, véhicule par véhicule. On a commencé par les quads,






























puis les motos…
Après Cyril Despres, on a abandonné. Il était 17 heures et les voitures n’avaient pas encore commencé !

Mention particulière aux Chiliens, qui sont bien les plus fous des motards et les plus sympa aussi !



















On s’est dit qu’une bonne glace ne ferait pas de mal ! Comme on l’a savourée… Aux infos, on a constaté que les camions n’étaient pas encore partis à 20heures. Heureusement, on les avait déjà tous vus, la veille, aux préparatifs qui se passaient à côté de chez nous !





























Pour l’arrivée du rallye, le 16 janvier, je pense que nous serons au Chili, Tant pis !


 

Aujourd’hui, pour mon plus grand plaisir, on ne parle plus des fêtes de fin d’année. La vie reprend son cours normal. OUF… C’est vrai, ceux qui me connaissent savent que je n’ai jamais été une adepte de la fête obligatoire, à date fixe.

Si la remise en forme, au parc, semblait dure pour certains, nous on était très bien .





























Alors, à tous, encore Bonne Année, et continuez de me lire, ça ne devrait pas vous faire de mal !