Comme aurait pu dire Michel Galabru... Sinon qu’ici, aller vers le nord, c’est chercher la chaleur et les zones désertiques, quoique montagneuses.
![]() |
| Avant de partir, se réconforter.. on sait jamais! 500g de glace, ça peut pas faire de mal, non? |
Un taxi nous a emmenés à la gare routière de Buenos Aires. Chapeau ! Tout est bien organisé avec plateformes sectorisées et affichage électroniques des départs. Des centaines de bus partent le soir en direction des villes de province.
Le nôtre était bien tel qu’on nous l’avait décrit : confortable, sièges extra larges-couchettes en cuir, cousins du siège affaire en avion.
Le trajet, 21 heures quand même, a passé assez vite, avec un dîner dont je ne vous relaterai pas le détail, sans trop d’intérêt, mais dans le bus, à disposition aussi des boissons glacées, café et thé et quelques muffins.. Un repas dans un petit routier, et sur le coup des 17heures, nous sommes arrivés à Salta, ville importante du Nord, donc.
JP, je sais que tu aimes les « Parador » espagnols… je te déconseille fortement de réserver dans les Argentins…
Une frayeur en arrivant à l’hôtel, pas de chambre réservée à notre nom ! Après enquête, on comprend qu’il y en a une réservée au nom de nos compagnons de voyage d’il y a deux ans (on a du mal à vous oublier décidément !)… Ouf, on dormira tranquilles après un bon diner en ville.
Lendemain matin, debout à 5h. Le bus part vers San Pedro d'Atacama au Chili à 7h. Bus ultra moderne, avec des toilettes qu’on atteint en ayant l’impression de faire de la spéléo, tant la descente est rude !
![]() |
| Et oui, ce gros bidon, ce sont des toilettes ultra modernes... |
Par contre, dehors, ça grimpe ! On atteint les 4500m et bientôt des paysages aux couleurs inconnues chez nous : des rouges, des verts, des jaunes.. On a beau connaître, on est encore émerveillés :
Dans le bus, on a la géo-localisation, le suivi par satellite de la vitesse du véhicule et du temps de conduite de chaque chauffeur !!! En cas d’accident, on se dit qu’au moins, ils n’auront pas de difficultés à nous trouver… mais bon, nous arriverons sans encombre.
Ici c’est comme dans les compagnies « low-coast », le chauffeur qui ne conduit pas, passe les plateaux repas, s’assure que chacun va bien, et donne les papiers à remplir pour la douane. Service en tous points « PRO »..
Bizarre la frontière ! On passe la sortie de l'Argentine, mais on fait 100km avant de passer la douane d’entrée au Chili. Pointilleuse la douane chilienne ! Elle fait la guerre à toute entrée de denrée alimentaire quelle qu’elle soit et aux drogues bien entendu. Donc, tout le monde descend et on débarque les bagages qui passent au scanner avant d’être chargés à nouveau.
Là, on fait 300m et surprise, on fait descendre tous les gens, touristes pour la plupart, qui avaient San Pedro pour destination. C’est qu’on est arrivés ! On l’aurait pas deviné. On est au milieu de nulle part, dans le sable et la poussière, sous un cagnard d’enfer… Il est 14h, et aucune trace de la personne qui devait venir nous chercher pour nous emmener à l’hotel !
35 minutes plus tard, elle surgit, nous expliquant qu’on lui avait signalé que notre bus était en retard, alors…
Nous partons donc vers notre « hôtel de charme »… Faut souvent se méfier des hôtels de charme, on sait pas toujours où est le charme justement !
![]() |
| Charme? Quel charme? |
Un peu énervés, on fait savoir qu’on ne restera pas là, que ça ne correspond pas à ce qui nous a été vendu.
Après 4h de pourparlers plus ou moins amènes, ça y est, l’agence a découvert qu’elle pouvait finalement nous trouver une chambre à l’Hostéria où on loge généralement les Français. Nous en rencontrerons d’ailleurs beaucoup effectivement.
Sans supplément, nous aurons donc une chambre « supérieure ». A ma question concernant la différence entre la chambre normale et la supérieure, le réceptionniste m’explique comme une évidence, que les ordinaires ont des clés, alors que nous avons des cartes magnétiques pour ouvrir notre chambre…
![]() |
| En short? En jeans ? Ca faisait bien longtemps, non? |
En tous cas, nous sommes ravis, mais on a quand même perdu tout l’après midi.
Tant pis, après un bon dîner toujours trop copieux, nous dormons parfaitement bien.
Le lendemain, à 9h comme convenu, nous sommes au RV pour le départ de notre première excursion… sauf qu’on nous a oubliés ! Re-discussion, matinée perdue, et excursion remise au lendemain.
Farniente donc, entre balade dans le village et piscine.
L’après midi, les choses sérieuses commencent avec la découvert de la « vallée de la lune ». On respire le sel. Les paysages sont splendides, mais se lécher le bras tient un peu de l’avant goût du steack !
| vous avez dit surf??? |
![]() |
| Un tourbillon de poussière |
![]() |
| Cristaux de sel |
Un coucher de soleil un peu décevant à mon goût. Rien ne remplace les ciels ennuagés de l’Afrique ou de l’Asie… Ici, tout est trop clair, trop limpide. Pas de fioriture.
On a tenté une expérience culinaire avec au menu Pisco Sour (apéritif péruvien, très,très bon) potage à la tomate, poulet à la moutarde et tentative de profiterolles pour Serge et de crème brûlée pour moi, le tout accompagné d’un vin chilien très acceptable. Tout est bon, si on oublie les desserts.
On est au dodo à minuit et on se prépare à un lever matinal pour aller voir les lagunes. Notre linge a déjà une couleur épouvantablement jaune. C’est le désert et y a du vent. On est à 2600m, tout va bien






































Heureux de vous savoir de retour de votre expédition chilienne. J'ai reconnu un certain nb de photos du coté argentin. Pauvres chiliens pas même de quoi se payer un malheureux arbuste pour égayer le paysage. Trève de plaisanterie, ces paysages désolés doivent créer une atmosphère particulière? Les Chiliens sont-ils nombreux dans ce coin et à quoi s'occupent-ils?
RépondreSupprimerJP
Bonjour, c'est magnifique, ça donne envie. Félicitations au photographe. Quel appareil utilisez vous (reflex numérique ou compact)?
RépondreSupprimerUn de mes amis vient d'ouvrir un blog, il passe 1 mois à Chicago (gbchicago.over-blog.fr).
Cette idée est géniale, on ne perd rien de son voyage, on le partage avec d'autres.
A bientôt dans le Sud...de la France.