Tout d’abord, merci à JP pour sa contribution historique… En effet, nous avons, nous Français, notre part dans la création de la République d’Argentine. En 1810, la nouvelle parvient, ici, de la destitution des rois d’Espagne par l’invasion napoléonienne. Le vice-roi Cisneros est contraint d’accepter la tenue d’une assemblée ouverte qui se déroulera à l’hôtel de ville de Buenos Aires qui débouchera sur la démission du vice-roi et à la création de l’état d’Argentine le 9 Juillet 1816… Le Général Pueyrridon est nommé « Directeur Suprême ». Il confie au Général San Martin (qui est mort à Boulogne sur Mer) la tâche de consolider l’indépendance en chassant les forces espagnoles du continent. A la tête de l’armée des Andes, il libère le Chili et le Pérou notamment. Dont-acte !
Buenos Aires est une ville relativement récente. C’est la plus jeune des grandes villes d’Amérique latine, restée à l’écart des préoccupations espagnoles jusqu’en 1776, date de l’instauration d’une vice-royauté.
En 1726, Buenos Aires compte 2200 habitants, en 1778 : 33000 habitants, en 1910 : 1,3Millon d’habitants, et aujourd’hui 12Millions, soit le tiers de la population argentine.
En 1726, Buenos Aires compte 2200 habitants, en 1778 : 33000 habitants, en 1910 : 1,3Millon d’habitants, et aujourd’hui 12Millions, soit le tiers de la population argentine.
Ce n’est qu’en 1880 au moment de la plus forte vague d’immigration européenne : espagnole, italienne, allemande, britannique, etc…que Buenos Aires deviendra la capitale du pays. Les maisons d’inspiration coloniale sont donc plutôt l’œuvre de l’immigration :
A La Boca, une particularité colorée : les immigrants italiens pauvres (marins et dockers génois), ont commencé par s’installer dans les baraques en tôle ondulée , avant de faire construire leurs propres maisons avec la croissance économique :
C’est après 1880, suite à un voyage en Europe que le Maire décide de prendre Paris pour modèle. Des centaines d’immeubles sont édifiés dans le style haussmannien, et de nouveaux quartiers émergent d’un fleuve par endroit comblé, le Rio de la Plata, comme Retiro, Recoleta et Palermo chico. :
Je vous rappelle que la construction a été faite de façon très géométrique : toutes les rues se coupent à angle droit et forment des blocs carrés appelés « cuadras ». Au centre de ces ilots, au milieu des immeubles qui le composent : de vastes espaces verts sur lesquels donnent les balcons :
Il faut signaler que la circulation automobile est largement facilitée par le fait que les rues sont pratiquement toutes à sens unique et qu’il y a une multitude de taxis et d’autobus.
En 1910 c’est la première ville d’Amérique latine à créer son métro. A la différence du métro parisien, les 6 lignes ne se croisent ou ne se rejoignent qu’en un seul secteur, celui de la place de Mai.
Des gratte-ciels font leur apparition dans les années 1930 :
Aujourd’hui, l’urbanisation prend une nouvelle dimension avec les quartiers d’affaires. Buenos Aires a fait appel à des architectes de renommée mondiale, dont des Français qui ont fait des leurs réalisations d’avant-garde, une vitrine pour l’Amérique du Sud et les payas en développement tels que le Brésil. :
Les habitations qui y sont intégrées bénéficient souvent de grandes terrasses, piscines privées et de gardiennage, comme dans tous les immeubles de standing de BA.
Chaque immeuble possède des parkings souterrains, ajoutant ainsi à la fluidité du trafic.
D’énormes espaces verts publics contribuent au repos dominical et aux activités physiques des Portenos.












Vous avez dit Cisneros...Une famille qui a toujours eu des destins de looser. En effet en 1517 déjà Charles Quint qui devient roi de Castille et puis de toute l'Espagne sous le nom de Charles I renvoya à son diocèse le Cardinal CISNEROS qui en tant ue protecteur de Jeanne la Folle assurait la régence pour le compte de Maximilien C'est sous Charles Quint que se développent les colonies en Amerique du Sud. Curieux raccourci de l'histoire 300 ans plus tard...
RépondreSupprimerBonne continuation de votre périple argentin, creusez...
JP