Ce matin, lever à 5h et demies. Notre bus passe nous chercher à l’hôtel à 6h15, direction les lagunes. Cette fois, on ne nous a pas oubliés !
Nous sommes partis très tôt pour voir le jour se lever en compagnie des flamands.
Nous restons pour l’instant à une altitude raisonnable de 2500m, pour découvrir le salar d’Atacama. Situé dans le désert dAtacama, l’air y est extrêmement sec, ce qui le rend parfaitement transparent permet de voir l’autre côté du salar à 70km. Sous le salar se trouve un lac salin, dissimulé par la croute de sel.
Nous atteigons la lagune Chaxa et faisons connaissance avec deux sortes de flamands, l’un Chilien (rose), l’autre Andin (noir) qui se nourissent du plancton qui leur donne leur couleur
Et aussi avec l’avocette des des Andes.
Nous attendons les premiers rayons du soleil pour prendre notre petit déjeuner dans cet univers de sel
Puis nous nous dirigeons vers le petit village de Socaire, un peu plus haut dans la montagne dont la particularité est d’être construit en partie de pierre liparite (volcanique). Je vous rappelle que nous sommes entourés de volcans dont certains encore en activité faisant suite à la ceinture de feu du Pacifique.
Déjà, une constatation s’impose : tous ces villages que nous rencontrerons paraissent en partie abandonnés. C’est que le climat y est très rude. Une température variant de -10° la nuit, une bonne partie de l’année à 25 / 30°. Une pluviométrie réduite à 35mm d’eau par an (même pas sûr). Un vent assez constant qui rafraichit encore l’athmosphère surtout quand on atteint les 4000m. Vous comprendrez comme nous que les habitants cherchent des régions plus hospitalières…
Ensuite, nous monterons vers la lagune Miscanti à 4300m. Là c’est le domaine des vigognes (non domestiquées à l’inverse du lama), et du renard (Miscanti) qui lui a donné son nom. Ce renard ne daignera pas se montrer, dommage !
L’air a une pureté incomparable et on peut admirer le volcan Licancabur qui culmine à 5971m. Cette altitude n’est toutefois pas si évidente puisque nous nous trouvons déjà sur un plateau situé à 4000m, le volcan ne dépasse donc que de 2000m
Notre dernière lagune sera la Miniques, plus petite, qui ne faisait qu’une avec la précédente, dans des temps reculés.
C’est ravis que nous rentrons à San Pedro en passant par le village de Toconao
L’après midi, nous ferons les visites manquées la veille, sur les sites jadis occupés par les populations atacamènes pré- Inca.
Les premiers habitants de la région sont arrivés il y a environ 11 000 ans. Au cours des millénaires, ils ont d'abord domestiqué le guanaco pour donner le lama. Ils pratiquaient la transhumance entre les Andes et le plateau. Puis ils se sont sédentarisés grâce au développement d'une agriculture utilisant les plantes qui pouvaient résister dans ce climat désertique. Des villes et villages furent fondés, certains sur des buttes stratégiques avec fortifications : les Pukara. San Pedro de Atacama a commencé à être fréquenté par les humains entre 500 av. JC et 300 ap. JC.
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| De chaque habitation on voyait le LICANCABOUR où étaient enterrés les morts |
Les vestiges atacamènes ont été révélés par les fouilles menées par un religieux belge, le Père Le Paige, à qui est dédié le musée de San Pedro.
Les Atacamènes ont vécu leur apogée au 16ème siècle, avant l’invasion Inca puis Espagnole qui les décima.
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| La forteresse dont la plus grande partie est détruite, domine les défilés |
Le lendemain, toujours plus fort, reveil à 3h1/4… C’est qu’il faut se lever tôt pour aller voir les geysers du Tatio avant le lever du soleil et pendant ! Notre bus, tout compte fait, va plus vite et double toutes les voitures. La piste, véritable tôle ondulée, est mieux adaptée aux véhicules longs qui absorbent mieux les bosses.
On monte à 4300m.
Gla-gla !! On met les pulls et les coupe vents, mais on regrette bien de ne pas avoir apporté de France gants, anoraks et bonnets !! C’est qu’il gèle presque.
Des zombies emmaillotés émergent du bus pour contempler ce spectacle fantasmatique de bouillonnements et de fumerolles, témoins d’une activité géo-thermique intense. On se souviendra du tremblement de terre violent survenu en 2010 à côté de Sentiago, et sur une cinquantaine de volcans actifs au Chili, 6 se trouvent dans les parages
Admirez le jeu des vapeurs et du soleil
Ces geysers ne sont toutefois pas sans danger. Quatre personnes y ont perdu la vie pour avoir voulu faire des photos de trop près. C’est que l’eau est éjectée à 85°. Un Français fait partie de ces victimes qui s’est tout simplement trompé et a plongé dans un geyser tout à côté de la piscine naturelle dont l’eau est à 32°. Ce geyser est appelé désormais « geyser du Français » Sans commentaire.
Notre retour vers San Pedro nous permettra de voir le petit village de Machuca, occuppé par une seule famille
Et une « forêt » de cactus.....





































merci bcp Agnes, je profite de voir tous les photos, ils sont tous maqnifique :)
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